21 juin 2015

Je suis candidat à la candidature de mon parti, à l'élection présidentielle de l'Union des Comores

Mes chers compatriotes,
Mes chers uléziste,

En réponse au message co-signé par le premier Secrétaire national du Parti et de la Coordinatrice de la fédération France, je souhaite m’adresser à vous en ces termes.

Dans moins d'un an a lieu l'élection présidentielle. Le peuple comorien a rendez-vous avec la démocratie, il a rendez-vous avec lui-même.

Depuis l’accès de notre pays à l’indépendance, les Comores subissent de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, désordre politique, qui entraînent d'autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie - à l'école, à l'hôpital, dans les territoires. Depuis la création de notre organisation, laquelle organisation est passée du Club de réflexion à vocation politique, à aujourd’hui, parti politique, je n’ai de cesse de travailler et de réfléchir sur les voies et les moyens qui permettraient de sortir notre pays du gouffre dans lequel il s’est enfoncé. Ensemble, nous avons établi un diagnostic pertinent tel qu’un médecin fait un diagnostic à son patient et nous sommes arrivés aux conclusions suivantes. 

  • L’éducation va mal et n’ira pas mieux tant que l’économie du pays continue à s’effondrer ; 
  • La santé va mal et n’ira pas mieux tant que l’économie du pays continue à s’écrouler ; 
  • La justice va mal et n’ira pas mieux tant que l’économie du pays ne s’améliore ; 
  • Les besoins élémentaires du comorien (eau, électricité, nourriture…) ne seront pas acquis tant que l’économie du pays continue à se démolir ;  
  • La corruption continuera à sévir le pays et le désespoir à gagner du terrain. 
Aussi, j'ai décidé de proposer ma candidature à la candidature du parti pour les échéances électorales du Président de la République de l’Union des Comores


Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment. Je veux donner à mon pays, l’Union des Comores sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun. Oui, l’Union des Comores connait des heures difficiles, vit des moments difficiles. Mais je me résous à me battre de toutes mes forces pour lui redonner, avec vous, un avenir. Il n'est pas de plus beau combat, il n'est pas de mission plus noble. 

J'ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. Le régionalisme, le séparatisme, le repli sur soi et le défaitisme : ce n'est pas les Comores ! 

 Je vous le dis en m'appuyant sur ce que j'ai de plus cher, les valeurs transmises par mes parents et enseignées par mes foundis : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de l’Islam, celles de la République et celles de la gauche.

Pour moi, la liberté rime avec l'égalité, pour donner à chacune et à chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Cette valeur rejoint une que nous chérissons nous ulézistes, nous l’appelons justice sociale. 

Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Ulezi, confiant dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J'ai vu, j'ai entendu, j'ai écouté, j'ai échangé avec beaucoup d'entre vous. Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d'agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n'ignore la situation réelle de l’Union des Comores et la dureté de la crise. 

Nous aurons des efforts à réaliser, la pente est rude mais je m'y engage, ces efforts seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès. 

Je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous dire que je veux relever le défi de faire de l’Union des Comores un pays innovant, compétitif et écologique. Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des pays du Canal de Mozambique et de l’Océan indien. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs et notre diaspora débordent de compétences, d'imagination et d'initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie. 

L’Afrique, (celle que René Dumont disait mal partie), est repartie, cette fois ci dans la bonne direction et en toute vitesse. Nous comoriens, nous aussi, nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition africaine, mondiale en bâtissant, dans ce pays conquérant, ce pays des sultans batailleurs, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à l’Union des Comores une génération d'avance. Nous le pouvons, je le sais. 

Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse de l'islam et de la république. Les comoriens doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. 
  • Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. 
  • Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants. 
  • Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. 
  •  Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d'autonomie par la solidarité nationale que nous nous devons de reconstruire. C‘est possible, nous avons les moyens, et nous le ferons. 
Je veux donner une voix à notre pays dans le monde. L’Union des Comores, avec une diplomatie appropriée, doit œuvrer pour la paix, la stabilité, la démocratie et la prospérité du monde pour faire de ces îles paradisiaques un havre de paix afin que le tourisme ait son sens dans notre pays.

Je veux enfin réinstaurer les valeurs républicaines inspirées d’un islam sunnite et rassembler dans la justice, tout cela est possible grâce à un vrai souffle démocratique :
  • un président qui préside,
  • un gouvernement qui gouverne, 
  • un parlement renforcé et respecté, 
  • l'indépendance de la justice et des médias assurée, 
  • des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique et une diaspora écoutée 
Ensemble nous devons oser et nous allons oser la démocratie jusqu'au bout,

Mes chers compatriotes 
Chers ulézistes, 
Chers camarades, 

Le moment est venu de partir au combat, faire connaitre nos idées et conquérir le pouvoir pour construire une société idéale, un pays fort riche juste et en bonne santé. 

Nous rêvons d'un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes. Le moment est venu. Je sollicite donc votre soutien pour qu’Ulezi me donne les voies et les moyens de défendre ses couleurs sur l’échiquier politique nationale. 
Je vous demande votre confiance ensemble, nous gagnerons. 

Que Dieu bénisse les Comores ! 
Je vous remercie

Saïd Hamidou ALLAOUI

19 juin 2015

France, ce pays qui accueille le plus des comoriens de l’extérieur va mieux

Malgré une dégradation de la situation économique aux Comores, confirmée par Monsieur Harry Trines, Chef de mission du Fonds Monétaire International pour l’Union des Comores, ce mardi 16 juin 2015, j’aimerais, pour ce début du mois de ramadan, laisser une note d’espoir à mes compatriotes et lancer un vibrant appel aux autorités qui sont aux responsabilités de se ressaisir et de faire preuve d’intelligence à défaut de compétences. Ma note d’espoir est la suivante : Ulezi, le parti politique auquel j’adhère et que j’ai l’honneur de représenter en tant que Coordinateur national émet des propositions. Vous les trouverez ci-après face à la conjoncture actuelle.

En effet, selon une note de l’Insee (institution française de la statistique et des études économiques) publiée ce jeudi 18 juin, la France, comme les pays de l’Union  européenne, en dehors de quelques unités prés comme la Grèce, s’oriente vers une croissance économique confortable de 1,6%. L’Unedic, un autre organisme en charge de l’assurance chômage prévoit l’inversion de la courbe du chômage au deuxième semestre 2015.
Dans un monde aussi globalisé que celui dans lequel nous vivons, l’impact économique au niveau de notre pays devrait être bénéfique à condition que les autorités comoriennes arrivent à pressentir les mesures économiques favorables à une politique économique de relance.

Le dynamisme économique que connait actuellement l’Union européenne après les Etats-Unis au début de cette année, devrait s’exporter dans le monde entier. Le commerce mondial apparait relativement dynamique, la reprise se diffuse dans la zone euro d’ici la fin de l’année, la consommation des ménages de la zone euro progresse solidement, l’investissement des entreprises s’accélère progressivement en zone euro et les exportations françaises s’activent nettement en 2015. Bref, le climat des affaires en France s’améliore de nouveau. La croissance française atteindrait +1,2 % en 2015 et augmenterait de 1,6 % par rapport à son niveau de fin 2014. Le chômage se stabiliserait au second semestre 2015 et la politique de redistribution engagé par le gouvernement français donnerait ses fruits.

Les comoriens de France ne resteront pas en marge de cette situation économique. Ils bénéficieront certainement, des effets conjoncturants : réduction du taux de chômage, un chômage qui touche un beau nombre de nos compatriotes, augmentation du pouvoir d’achat et par la même occasion le volume des transferts des fonds envers notre pays devrait augmenter.

Il faut noter qu’en 2013, les transferts de fonds des ressortissants comoriens vivant à l’étranger, ont été estimés à 58,8 milliards de francs comoriens contre 53,4 milliards de francs comoriens en 2014, et en comparaison aux 14,8 milliards de francs comoriens enregistrés en 2000, c’est une augmentation de 297,3 % en 13 ans. Ce volume devrait doubler voire tripler en période de croissance dans les dix prochaines années. Il tendrait à diminuer voire disparaître les dix années suivantes.

Il serait souhaitable que le Gouvernement comorien profite de cet effet d’aubaine pour prendre les mesures nécessaires pour relancer l’économie en orientant ce flux vers une croissance inclusive et l’investissement. Un certain nombre de pistes doit être exploité, comme revisiter la politique fiscale de l’Etat, car un pays qui ne sait pas récolter l’impôt est un pays qui se meurt (cf. l’exemple de la Grèce en Union européenne).

Ainsi, afin de mieux canaliser les flux monétaires de la diaspora via les agences de transfert d’argent et des bagages du voyageur, je propose :

  • la mise en place rapide de la bibancarisation et encourager l’épargne par un taux d’intérêt compétitif à travers un produit comme le livret de la diaspora ;
  • la taxation à hauteur de 3 % des sommes confiées, aux agences privées de transfert de fonds;
  • la création d’une banque des initiatives populaires (BIP), principal outil de la politique économique que Ulezi compte mettre en place pour accompagner les créateurs d’entreprises dans leurs initiatives et soutenir les investisseurs pour la création de plusieurs emplois ;
  • soutenir l’emploi en mettant en place l’épargne solidaire et le crowdfunding (financement participatif) à travers la banque des initiatives populaires et le livret de la diaspora.

                                                                   Saïd Hamidou ALLAOUI
                                                                   Coordinateur National de Ulezi

17 juin 2015

Excellent mois de ramadan 2015

Mes chers compatriotes,

A l’occasion de la venue du mois sacré du ramadan, permettez-moi de vous adresser mes meilleurs vœux pour un Ramadan généreux et aisé. Qu’Allah agrée nos prières et nos jeûnes. Qu’il nous prodigue assez de forces dans la piété et nous écarte de la perversion de Cheytan et des pêchers.

Mes chers compatriotes,
Comme vous le savez, le mois de Ramadan dans notre cher pays sera difficilement supportable cette année : absence d’électricité accompagnée de plusieurs mois de salaires impayés, etc… Que le très Haut vienne en aide au peuple comorien pendant ce mois.

En tant que Coordinateur national du parti Ulezi, je formule à l'adresse des ulézistes et à l’endroit du peuple comorien, aussi bien les comoriens de l’extérieur comme ceux qui vivent à l’intérieur de nos frontières un excellent mois de Ramadan. Je forme aussi un autre vœu, celui de voir mon pays, les Comores, prendre les voies du développement et sortir de la misère.

Beaucoup d’entre vous sont heureux d’être en famille pour accueillir ce mois de piété qui doit être entièrement consacré à la prière, aux invocations d’Allah et à la lecture du Coran. Mais d’autres, je le sais, apprécient moins cette période car ils vivent encore plus - difficilement - leurs pauvretés : difficultés de rompre le jeûne en famille. En effet, je n’oublie pas ces chefs de familles qui ont du mal à nourrir leurs conjoints et enfants pendant ce mois sacré, c’est redoutable. Je suis très sensible à leurs soucis et à leurs détresses. A toutes celles et à tous ceux qui sont dans la maladie, dans l’isolement, dans la peine et dans les épreuves je leur adresse toute ma sympathie et toute ma solidarité.

A l’occasion de ce mois sacré du Ramadan, je prie ALLAH d’accorder sa grâce, sa bonté au peuple comorien, ceux qui vivent au sein des quatre îles, Maoré, Ndzuani, Mwali, Ngazidja, ainsi qu'aux autres comoriens qui vivent à l'extérieur.
Qu’il concède à mon pays

  • des dirigeants soucieux du sort de leurs concitoyens ; 
  • des dirigeants qui sauront relancer la production, l'emploi et la croissance ;
  • des dirigeants qui sauront défendre l'intégrité territoriale, la souveraineté de l'Etat et lutteront contre le séparatisme ;
  • des dirigeants qui sauront redresser les finances publiques ;
  • des dirigeants qui sauront redonner espoir aux nouvelles générations ;
  • des dirigeants qui soutiendront une justice digne et indépendante ;
  • des dirigeants qui feront prévaloir une justice sociale et lutteront contre la précarité ;
  • des dirigeants qui remettront l'éducation, la jeunesse et la santé au cœur de l'action publique ;
  • des dirigeants qui sauront soutenir les valeurs positives de notre culture et la création artistique ;
  • des dirigeants qui garantiront l'impartialité de l’État et le respect des contre-pouvoirs ;
  • des dirigeants qui sauront faire entendre la voix des Comores dans le monde entier, à commencer par les pays du Canal de Mozambique, les pays de l'Océan Indien, de l'Afrique, de la Ligue Arabe ... et du Monde entier.
Mes chers compatriotes, chers ulézistes, les dirigeants évoqués ci-dessus, ne peuvent être que nous, ulézistes. Je vous rassure, aujourd’hui nous sommes persuadés que nous disposons au sein de notre parti les qualités et les compétences requises pour répondre aux exigences du peuple comorien. Nous sommes à même de conduire notre pays vers le développement économique, social et humain. Alors préparons nous !

Qu’Allah le Tout Puissant accepte nos prières.
J’adresse aussi mes vœux à tous les musulmans du monde entier, à tous les peuples du monde, avec une pensée particulière, à ceux qui sont asservis, martyrisés, qui luttent pour la justice et la liberté dans le monde.

Bon Ramadan 2015
Saïd Hamidou ALLAOUI
Coordinateur National Ulezi

16 mai 2014

Azali Président….. de la Francophonie ?

Pourquoi AZALI ne serait-il pas le candidat tant recherché de l’Organisation Internationale de la Francophonie ?

Si j’étais Conseiller du Président de l’Union des Comores, j’aurais demandé à ce dernier d’aller parler à l’oreille de François Hollande au mois de Juillet prochain de la candidature du Colonel. Boléro n’y a-t-il pas pensé ? Bien sûr, cela devrait être fait, avec le consentement de l’intéressé et le lobbying nécessaire préalable à une telle démarche devrait être réalisé dans les formes. Réussir un tel exploit aurait été pour notre pays un premier pas pour entrer dans l’univers des grands. 

Azali n’est-il pas le mouton à 5 pattes qui pourrait faire concession face à l’intense remue-méninges qui a lieu en ces moments à Paris pour succéder au Secrétaire Général Abdou Diouf. Nous savons que les deux candidats déclarés, le Mauricien Jean Claude de l’Estrac et le Congolais Henri Lopes ne font pas l’unanimité. Pierre Buyoya n’a pas l’aval des canadiens et des suisses. La candidature de Sleiman, le Libanais n’a pas non plus l’unanimité et la Canadienne Michaëlle Jean est jugée « pas assez solide ». Aucun autre nom qui circule ne fait consensus. Et pourtant la succession du Sénégalais Abdou Diouf doit être bouclée d’ici à la fin novembre date du sommet du Dakar. « On connait le profil, confie un diplomate : un ancien président africain au parcours honorable, plus jeune que le sortant. Mais l’oiseau rare, on ne l’a pas… ». Azali peut toujours se prévaloir d’avoir instauré la pseudo-démocratie dans laquelle nous sommes, nous comoriens. On peut toujours lui reprocher d’avoir pris le pouvoir par les armes, certes. Mais, n’a-t-il pas été élu en 2002 « démocratiquement » après avoir instauré la tournante en 2001 ?
En somme, si les Présidents Ikililou et Azali pourraient réussir un tel exploit, les Comores auraient gagné un peu en notoriété en matière de relations internationales. Et… entre nous, ça serait un candidat en moins aux présidentielles de 2016.
Soyons constructifs !
                                                                                                                Saïd Hamidou ALLAOUI

                                                                                                            

22 janvier 2014

 ComoresPlus s'est entretenu avec Saïd Hamidou ALLAOUI, Président du Club de Réflexion ULEZI
(Article publié le 24 novembre sur Comores Plus)

Aujourd’hui, l’état de lieu de l’union des Comores réveille ses enfants de l’intérieur comme de l’extérieur. Un des enfants de la diaspora, Saïd Hamidou ALLAOUI, qui est aussi président du club de réflexion « ULEZI » répond aux questions de COMORESplus.

COMOREplus : Vous êtes aux manettes du club de réflexion ULEZI de cela un an et demi, pouvez-vous nous présenter le club, ses missions, ses réalisations et ses finalités ?

Saïd Hamidou ALLAOUI : ULEZI est un club de réflexion à vocation politique dont l’objectif est de réunir les différentes énergies et synergies comoriennes en vue de réfléchir et proposer des solutions adéquates pour améliorer le quotidien du peuple comorien vivant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. ULEZI se donne pour missions de participer à l’animation de la vie politique comorienne à travers un programme de développement responsable et ambitieux. Les prises de position, le recrutement et la formation des militants, la promotion des valeurs incarnées par son projet de société, l’information et la mobilisation de l’opinion publique autour de ses visions sont orientées vers le développement dans un objectif de faire des Comores un pays prospère, juste et solidaire. ULEZI érige le travail, la justice sociale, le savoir-faire, la compétence, le mérite, l’équité et l’écologie comme valeurs de base pour son programme politique de développement et de bonne gouvernance. Ulezi poursuit les objectifs suivants :
  • La mise en oeuvre d’une politique économique et sociale de type progressiste et libéral, dans le respect des droits légitimes des travailleurs
  • Réfléchir à la situation socio-politique et économique des Comores et contribuer par des propositions concrètes à son évolution, dans un esprit d’équité et de justice sociale
  • Réfléchir sur le rôle et la place de la diaspora pour le développement des Comores et préconiser des solutions pour y parvenir
  • OEuvrer à la formation des futurs cadres et dirigeants comoriens à l’esprit de bonne gouvernance et de responsabilité.
  • Promouvoir l’unité et l’intégrité nationale,
  • Promouvoir des valeurs morales et sociales d’unité, de fraternité, de paix, d’équité, de solidarité et de responsabilité au sein de la société comorienne,
  • Contribuer à l’édification d’un État de droit et d’une société démocratique et pluraliste.
Dans un souci de poursuivre les objectifs énoncés ci-dessus Ulezi a organisé, dans le cadre de la célébration de la fête de l'indépendance des Comores, le 06 juillet 2013 à Montbéliard un séminaire dont les thèmes portaient sur
  1. la place de la diaspora comorienne dans la vie socio-politique du pays,
  2. le bilan de la présidence tournante,
  3. l’histoire politique des Comores de 1950 à 1975, et sur ce point nous avons déplacé un historien connu sous le nom de Lou Belletan.
J'ai par ailleurs donné une conférence sur la croissance économique aux Comores et la politique de l'emploi au nom du club Ulezi, le 30 septembre dernier, à la Maison de l'emploi à Moroni, capitale de notre cher pays. 
Nos finalités : éveiller la conscience de nos concitoyens et oeuvrer pour le développement socio-économique des Comores
CP : En quoi ULEZI se diffère des autres groupements politiques créés à l’hexagone ?
SHA : Par tout ce que je viens de dire, déjà.
Notre priorité c’est le développement économique et social et cela passe par l’emploi
Notez que notre devise est HAZI HAKI MAYENDELEYO (Travail, Equité, Progrès). Notre cheval de bataille est de développer l'emploi et donc d'enrayer le fléau du chômage en privilégiant toutes les pistes nous menant vers la croissance économique. Nous sommes persuadés que si nous résolvons le problème du chômage, si les Comores trouvent le chemin de la croissance économique, nous pourrons mieux repartir la richesse nationale et nous lutterons efficacement contre la corruption qui sévit dans notre pays.
CP: Le club ULEZI se propose d’améliorer le quotidien du comorien d’ici et d’ailleurs. Quelles solutions
proposez-vous à la diaspora ? S’agit-il de la même recette que le FECOM ou des nouveaux menus sont sur la carte ?
SHA : LA FECOM que je sache est une association apolitique et n'est donc pas comparable à ULEZI qui est un club de réflexion à vocation politique. S'agissant des solutions que nous proposons à la diaspora, lors du séminaire cité ci haut qui s'est tenu à Montbéliard, nous avons étudié en profondeur les atouts et les faiblesses de la diaspora afin de déterminer sa place et ses attentes dans la vie socio-politique du pays. Et de cette étude il en est ressorti que le poids de la diaspora comorienne en termes de ressources humaines, intellectuelles, professionnelles et sa contribution au développement économique du pays est considérable. Malheureusement ni elle, ni nos dirigeants ne parviennent pas à tirer profit. Ainsi afin d'identifier les atouts et les attentes de la diaspora nous avons mis en avant un certain nombre d'actions prioritaires à entreprendre telles que la création d’un organe représentatif de la diaspora devant réfléchir entre autres sur des solutions concrètes et satisfaisantes notamment concernant
  1. les transports des biens et des personnes entre les Comores et notre pays hôte;
  2. le droit de vote dès 2016 ;
  3. la présence d'un ou plusieurs représentants issus de la diaspora à l’assemblée nationale,
  4. l'installation d’un consulat à Marseille ;
  5. la mise en place des maisons des Comores dans les agglomérations françaises à forte présence comorienne, etc...
CP : Le thème de prédilection du club est l’emploi, or, l’éducation, l’apprentissage, la formation professionnelle ne font pas écho sur votre projet, pouvez-vous nous décrire la « boite à outil » pour la création d’emploi aux Comores ?
SHA : Je ne peux pas vous laisser dire que ces thèmes ne font pas écho dans notre projet. Notre club prend au sérieux la question de l’éducation ; l’éducation est la clef de voûte d’une Nation. N’est-ce pas Victor Hugo qui, interpelé par ses paires au sujet de l'éducation écrivit:" ouvrez une école, vous fermerez une prison" ? Sur le point de l’éducation, d’une manière très brève, j’évoquerai les deux points suivants :          
  1. La prise en compte d'une révision globale de notre système éducatif par une nouvelle loi d'orientation et de programmation. En effet, notre système éducatif est à bout de souffle. Le premier perdant c'est le jeune comorien. Songez à la baisse du niveau des élèves, à la formation de maîtres, à la déferlante multiplication des écoles privées que je nomme épiceries scolaires, à ces jeunes laissés sur le trottoir après le bac faute d'une prise en charge ou d'un tuteur ou encore à tous ces profs aux diplômes douteux....
  2. La création d'un CIO (centre de documentation et d'orientation) qui aura la lourde tâche d'assurer le suivi des élèves post 3ème et post bac. Ce volet nécessitera bien sûr des centres de formations dans chaque île, dans chaque région (Nord, centre, Est, Ouest) et une relance partenariale élargie aux pays amis.
S’agissant de notre « boite à outils » pour la création de l’emploi, comme je l'ai dit il y a quelques instants, mettre en avant le développement socio-économique par la recherche des solutions devant nous apporter la croissance économique et donc résoudre le problème du chômage est un tout. Le thème de l’éducation que vous évoquez là (si vous me permettez) fait partie du package, et vous allez comprendre comment, si vous me donnez le temps.
En effet, la boite à outils dont vous faites allusion ici comprend des mesures structurelles et des mesures
conjoncturelles. L'ensemble de ces mesures doivent être mises en place à travers une politique monétaire
compétitive, une politique budgétaire ambitieuse et responsable et une politique fiscale efficace.
Comment agir sur la croissance économique ? En adoptant des reformes structurelles. De ce fait il faut :

1 ) agir sur la demande 
- réactualiser le droit de travail comorien,
- la formation (La formation continue, professionnelle et la formation par alternance (pour les jeunes) permettent d’adapter l’offre à la demande de travail
2) développer et revisiter la politique budgétaire et fiscale
3) réorienter mieux les dépenses publiques et l'investissement
a. à travers une politique des grands travaux (infrastructures routières portuaires et
aéroportuaires, hôpitaux, écoles, les symboles nationaux etc..., informatisation de toutes
les directions et ministères, opter pour la transition énergétique …)
b. En matière de dépenses publique, (Dans ce volet, plusieurs centaines d’emploi sont prévisibles, et les fonds versés par l’Etat dans ce cadre participent à la politique de la relance économique)
En somme, nous rejoignons le débat actuel dans les pays occidentaux : relance ou rigueur. Je suis conscient que c’est une politique différente de celle préconisée par le FMI et la Banque Mondiale.
S'agissant des mesures conjoncturelles, brièvement, il convient de relancer la consommation pour les particuliers et l'investissement pour les entreprises et pour ce faire il faut faire tourner la planche à billets et créer la monnaie (ceci avec les limites que nous connaissons tous, notre pays n'a pas encore acquis sa souveraineté monétaire. Il va falloir se battre pour ...). Sachez que c'est cette politique qui est poursuivie par B. OBAMA. Ben Bernanke, président de la banque centrale des États-Unis arrose l’économie américaine par des billets de banque pour une politique de relance; c'est la même politique qui est appliquée par Shinzo Abé, 1er ministre japonais depuis le 26/12/2012. C'est la boite à outils que François Hollande a évoquée dernièrement lors dans une interview à la télévision française (le 14 juillet 2013) dans sa tentative d'inverser la courbe du chômage dans son pays. Je pense que je vous ai décrit ici d'une manière détaillée "la boite à outils" que ULEZI compte mettre en place si d'aventure il devait être aux manettes
CP : Le transport est le parent pauvre de votre projet de société, croyez-vous que les Comores ne méritent pas mieux dans ce secteur ou votre expérience de « Massiwa air » dont vous étiez un des précurseurs fait de ce secteur votre bête noire ?
SHA : Le secteur des transports aériens n'est pas ma bête noire. C'est une des principales préoccupations de ULEZI. Nous nous attelons à trouver les solutions devant être mis en place en faveur de la diaspora comorienne de France, je l'ai indiqué ci-haut. Le développement des Comores passe par son désenclavement. Ceci est possible par la mise en place, dans un premier temps, d'une ligne directe effectuée de préférence par une compagnie idéalement nationale. La révision de nos différents accords aériens s'impose. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous devons élaborer un partenariat entre le Gouvernement comorien et une compagnie aérienne "française" compétente. Ce partenariat « gagnant – gagnant » aura pour objectif à moyen ou à long termes, le transfert de compétences en échange d’une "5ème liberté" pour une durée déterminée afin d’aboutir à une solution pérenne : la création d’une compagnie aérienne nationale comorienne. Cette proposition, je l'ai formulée au Chef de l'Etat le Président Ikililou Dhoinine lors de son passage à Lyon quand il est venu à la rencontre de la diaspora comorienne de France.
Par ailleurs, pour venir à Masiwa Air, ce que je viens de dire ici et maintenant était valable il y a 11 ans quand j'ai voulu avec quelques amis et compatriotes comoriens monter une compagnie aérienne de droit français, Masiwa Air. Cette "société privée française" a été montée pour la dignité des comoriens de la diaspora afin de nous éviter la bastonnade, tout le monde s'en souvient, que nous subissions à Sannah. Nous avons échoué à cause du conflit des compétences qui opposait les Présidents Azali et El-Back. Nous avons été ruinés et les compatriotes qui avaient réservé leurs places ont subi des conséquences pécuniaires. Aujourd’hui, "l'Histoire est en marche, il faut la prendre par la main pour que les choses avancent dans le bon sens". Et, aussi, à chaque instant il faut être en mesure d'inscrire quelque chose dans le marbre car comme l'a dit le Mongozi Ali Soilih "YE TAREHI NDO HAKIMU".
CP : Derrière la motivation du club pour le décollage des Comores, se cache-t-il une ambition politique ? Une candidature aux couleurs d’ULEZI aux élections présidentielles de 2016 ?
SHA : Comme je l'ai indiqué ci-haut Ulezi est un club de réflexion à vocation politique. ULEZI se donne pour missions de participer à l’animation de la vie politique comorienne à travers un programme de développement responsable et ambitieux. Les couleurs de ULEZI seront forcément représentées lors des prochaines échéances électorales de 2016. Le meilleur porteur parmi les membres de notre organisation sera candidat pour défendre devant nos compatriotes notre projet de société.
CP : Pour finir, quel est votre vœu le plus cher pour l’union des Comores ?
SHA : La Guinée Equatoriale a célébré le 12 octobre courant ses 45 ans d'indépendance. Marqué par de profondes mutations économiques et sociales, la Guinée Equatoriales a fait le pari du développement économique et social et veut être le phare de l'Afrique à l'Horizon 2020. Son Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo montre que, d’un pays pauvre à vocation agricole, la Guinée Equatoriale est devenue un pays dont la stabilité politique et économique ainsi que sa richesse en ressources naturelles, suscitent un intérêt croissant de la part des entreprises étrangères. Donc tout est possible.
Je formule en conséquence le même vœu pour mon pays, et le club ULEZI est prêt à faire le pari du
développement économique et social pour que les Comores deviennent à terme, dans les 10/15 ans à venir le phare des pays du canal de Mozambique et de l'Océan Indien, voire de l'Afrique. Je prie à Allah de faire de mon pays la nation de l'excellence environnementale, la nation de la justice sociale, un Etat démocratique à l'abri de la convoitise, l'argent facile et la corruption. Je prie à Dieu de faire des Comores un pays fort prospère, juste et solidaire suscitant un intérêt croissant aux investisseurs étrangers
CP : L’équipe de COMORESplus vous remercie, monsieur le président
SHA : Je vous remercie

Propos recueillis par Abdeldjawad Abdou

25 juin 2013

Mémorandum d'entente entre la Diaspora comorienne de France et le Président Ikililou Dhoinine


La diaspora comorienne de France représentée par la communauté comorienne de Lyon a été reçue par le Président de l'Union des Comores, le Docteur Ikililou Dhoinine, le samedi 22 juin, une heure avant la réunion publique du Président à la rencontre de la Diaspora.
La communauté comorienne de Lyon et sa région lui a exprimé ses doléances sous formes de mémorandum d'entente.  Voici le contenu : 



MEMORANDUM D’ENTENTE




Entre
le Gouvernement de  l’Union des Comores
et
la diaspora comorienne de France
représentée par
 la communauté comorienne de Lyon

Ce Mémorandum d’entente est conclu entre la diaspora comorienne de France, représentée ici par la Communauté comorienne de Lyon et le Gouvernement de l’Union des Comores représentés par le Chef de le L’Etat et du Gouvernement de l’Union le Président Ikililou Dhoinine.

A.               Objectif :

Ce mémorandum d’entente a pour objectif, établir une initiative de coopération officielle entre la diaspora comorienne de France et le Gouvernement de l’Union des Comores en vue d’améliorer les conditions de vie des comoriens de France et canaliser les efforts de la diaspora comorienne destinés au développement de leurs pays d’origine.

B.                Déclaration de principe

Entendu que  le Président de l’Union des Comores, le Docteur Ikililou DHOININE a manifesté son désir de venir à la rencontre de ses administrés de la diaspora comorienne en France notamment ceux résidant en région lyonnaise ;

Entendu que le Président de l’Union des Comores depuis la période de sa campagne électorale a toujours manifesté son désir d’impliquer la diaspora comorienne de France dans le développement socio-politique et économique des Comores ;

Entendu que  le Gouvernement de l’Union des Comores a manifesté le désir d’associer à la mise en œuvre de sa politique de développement, les différentes Organisations Non-Gouvernementales et associations désireuses d’y contribuer ;

Entendu que  la communauté comorienne de Lyon se propose de participer à l’application de cette politique en apportant à l’Etat comorien une assistance dans des domaines de compétence déterminés et dans la mesure de ses moyens techniques et financiers ;

Entendu que  le Gouvernement de l’Union des Comores et la communauté comorienne de Lyon s’engagent à ne ménager aucun effort pour harmoniser et rendre complémentaires leurs actions conformément aux orientations de la politique nationale de développement ;

Par ces motifs,  les parties au présent mémorandum sont convenues de ce qui suit :

C.                Engagements

Article 1


a)      La diaspora comorienne de France, s’engage à participer à la mise en œuvre des actions de développement de base, notamment dans les domaines de l’appui et soutien aux membres de notre diaspora en France désirant investir aux Comores, des primo-arrivants et des comoriens de France, en général.

b)      La communauté comorienne de Lyon s’engage à servir d’interface à travers la structure « Maison des Comores » qu’elle souhaite bâtir et en disposer afin d’organiser la diaspora dans son ensemble et servir de veille éducative aux fins d’une part de refléter aux yeux du pays  hôte, l’unité et l’intégrité des îles qui composent notre pays à savoir Mawore, Ndzuwani, Mwali et Ngazidja et d’autre part  de dégager aux mêmes yeux du pays hôte la dignité qui la caractérise, un pays aux valeurs démocratiques, musulmanes et francophones.

c)      La communauté comorienne de Lyon souhaite assurer une mission consulaire en faveur des comoriens de la région Rhône-Alpes estimés à 15 000 âmes. Elle mettra ses locaux à disposition pour que la chancellerie comorienne à Paris puisse garantir sa fonction de service public, en facilitant à la communauté les formalités administratives d’état-civil.

d)      La communauté comorienne de Lyon souhaite mettre ses locaux et les infrastructures nécessaires à disposition pour aider les ressortissants comoriens de la diaspora à participer activement à la vie démocratique notamment à travers les suffrages universels organisés par l’Etat comorien pour désigner d’une manière démocratique leurs représentants et les dirigeants de leur pays.

e)      Afin de tisser des liens de proximité entre les différentes institutions de la république et les comoriens de la région, la communauté comorienne de Lyon accepte aussi d’héberger au sein de la « Maison des Comores » les différents représentants des institutions comoriennes telles que l’Agence Nationale pour la Promotion et l’Investissement (ANPI), l’Union des Chambres de Commerce, d'
Industrie et d'Agriculture (l’UCCIA), l’office de Tourisme, l’ORTC, etc…

f)       La maison des Comores hébergera aussi en son sein la chambre de commerce et d’industrie France-Comores, présidée par le ministre comorien de l’économie et de finances, Monsieur le Vice-président Mohamed Ali Soilih, vitrine comorienne des échanges économiques et commerciales. Cette institution se veut être la plateforme des investisseurs rhônalpins à destination des Comores.

 

Article 2


L’Union des Comores, représentée par le Chef de l’Etat et du Gouvernement, le Président de la République Monsieur Ikililou Dhoinine, de son côté, reste attentif sur les points suivants. Elle est prête à engager des actions, s’agissant de

a)      la souveraineté de l’Union des Comores

Convaincus de la nécessité absolue d'une stabilité permanente dans les quatre îles des Comores pour parvenir à amorcer un véritable et durable développement économique de l'Etat comorien et constatant que l'occupation de Mayotte par la France, devient la principale base de repli des divers auteurs d'instabilité aux Comores.

-          La diaspora comorienne de France invite le Président de l’Union des Comores de ne jamais céder le moindre mètre-carré du territoire national composé de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore, à la France ;

-          La diaspora comorienne de France invite le Président de l'Union des Comores à solliciter l'inscription systématique de la question de Mayotte à l'ordre du jour des prochaines assemblées générales de l'ONU et avec l'appui du comité des sept de l'Union Africaine sur cette question d'arracher des résolutions des assemblées générales de l'ONU des prochaines années exigeant la restitution de Mayotte à l'ensemble comorien ;

b)      des institutions et de la vie démocratique

La diaspora comorienne de France invite le Chef de l’Etat et du Gouvernement, le Président Ikililou Dhoinine à signer le décret visant à mettre en application la loi portant sur le vote des comoriens à l’étranger. La diaspora comorienne de France invite le Chef de l’Etat à convoquer le collège électoral issu de la diaspora aux prochaines échéances électorales notamment lors élections législatives prévues en 2014.

En effet, la diaspora comorienne en France se compte par centaine des milliers. Elle participe activement à la vie économique du pays. Elle apporte une bouffée d’air à travers les transferts de fonds, l’apport des devises, la conduite des projets communautaires ainsi que la création d’entreprises participant ainsi à la réduction du chômage par la création d’emploi. La diaspora comorienne à travers ces actions revendique le droit de pouvoir participer à la vie politique en désignant ses représentants et en se faisant élire.

c)      des transports aériens et des moyens de déplacement

-          Vu les coûts exorbitants des billets d’avion France – Comores proposés par les différentes compagnies aériennes ;
-          Vu la pénibilité à laquelle la diaspora comorienne de France est confrontée pour se rendre dans leur pays d’origine ;
-          Vu les coûts supplémentaires que les ressortissants comoriens d’Anjouan et de Mohéli sont amenés à ajouter dans le prix de leurs billets d’avion France - Comores au départ de Moroni pour se rendre dans leurs îles d’origine ;
Le Gouvernement de l’Union des Comores est invité à instituer une commission chargée des transports aériens qui sera composée par des comoriens résidant dans les plus grosses agglomérations françaises où la diaspora est fortement représentée.

Cette commission aura pour missions
1.      d’étudier afin d’apporter des solutions concrètes et satisfaisantes visant à faciliter les transports des biens et des personnes entre nos deux pays respectifs.
2.      d’élaborer un partenariat entre le Gouvernement comorien et une compagnie aérienne ‘’française’’ compétente. Ce partenariat « gagnant – gagnant » aura pour objectif à moyen ou à long termes, le transfert de compétences en échange d’une ‘’5ème liberté’’ pour une durée déterminée afin d’aboutir à une solution pérenne, la création d’une compagnie aérienne nationale comorienne.

d)      des relations bilatérales entre la France et les Comores

L’Etat comorien est invité à entamer des négociations fructueuses en vue de faciliter la vie de ses compatriotes en France dans différents domaines notamment faciliter l’obtention des visas étudiants pour les bacheliers comoriens, l’allègement des conditions de renouvellement de la carte de séjour étudiant ou encore, pour le résidant comorien en France, pouvoir échanger son permis de conduire comorien en un permis de conduire français lui permettant ainsi de circuler en automobile sur le territoire français.

e)      la maison des Comores à Lyon

-          Le Gouvernement de l’Union des Comores est invité à se porter caution solidaire, morale et financière auprès des autorités françaises (banques et  pouvoirs publics) afin de permettre à la communauté comorienne de Lyon d’acquérir un bien immobilier nommé la « maison des Comores ». Cette structure abritera toutes les institutions évoquées dans l’article 1, elle couvrira les services de l’Etat à travers les différentes institutions. C’est aussi un Espace cultuel, culturel et festif de la communauté.

-          Le Gouvernement de l’Union des Comores est invité à désigner dans les meilleurs délais un Représentant de la communauté comorienne de Lyon pour siéger au sein du commissariat des comoriens à l’Etranger. Il aura pour mission d’une part, de défendre les intérêts de la communauté comorienne de Lyon au sein du Gouvernement, d’autre part, il est le porte-parole du Gouvernement comorien auprès de ses administrés de la région Rhône-Alpes.


D.               Tutelle, entrée en vigueur, durée et dénonciation

 

Article 3

 

Le commissariat chargé des comoriens de l’Etranger pourra assurer la tutelle de la diaspora comorienne de France pour harmoniser les actions de celles-ci avec les objectifs et les engagements du Gouvernement de l’Union. Ce commissariat veillera à la mise en application des différents engagements du Gouvernement stipulés dans le présent document.

 

S’agissant de la communauté comorienne de Lyon le commissariat chargé des comoriens de l’Etranger est invité à travailler en étroite collaboration avec le Directeur de la Maison des Comores. Celui-ci assure la coordination des actions et le suivi des programmes de développement, d’appui et de formation. Il exécute aussi les opérations financières.

La communauté comorienne de Lyon s’engage à rechercher les moyens financiers nécessaires à la réalisation des projets évoqués ci-dessus. Le soutien de l’Etat comorien notamment en matière de caution financière devant servir d’apport à l’acquisition du bien immobilier est fortement sollicité.

Article 4


Le présent mémorandum d’entente entre en vigueur à compter de sa date de signature.

Article 5


Le présent mémorandum d’entente engage les deux parties pour une période à durée indéterminée et quelque soit le régime en place aux Comores. Cependant, l’Etat comorien peut immédiatement et unilatéralement mettre fin à l’exécution de ses engagements lorsqu’il juge qu’à travers cette collaboration la sécurité nationale ou celle de ses ressortissants est menacée. Aussi, lorsqu’il juge  que l’action de la diaspora comorienne de France n’est plus conforme aux orientations de la politique de développement des Comores.



Fait à Lyon, le 21 juin 2013



Le président de l'Union des Comores, Mr Ikililou Dhoinine reçu à l'Élysée.

Le vendredi 21 juin, le président de l'Union des Comores, Monsieur Ikililou Dhoinine a été reçu à l'Élysée par son homologue le Président français François Hollande. Ci-après la déclaration signée par les deux parties à l'issue de la rencontre.
Bonne lecture. 

Déclaration de Paris sur l'Amitié et la Coopération entre la France et les Comores
Paris, 21 juin 2013
 
Déterminées à promouvoir l'amitié des peuples dans le respect de la Charte des Nations Unies, la France et les Comores, qui partagent une longue histoire, souhaitent ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations.

Un différend, apparu depuis l'accession des Comores à la souveraineté en vertu des principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à l'accession à l'indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre les deux pays.
La France et les Comores considèrent que le moment est maintenant venu de refonder les liens historiques et étroits qui les unissent et de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales afin de répondre aux aspirations des deux peuples.
Les deux signataires doivent pour cela, intégrer le passé dans une dynamique constructive pour rechercher ensemble, avec lucidité et objectivité, une voie originale permettant de construire une relation rénovée tournée vers l'avenir.
Cette volonté commune s'inscrit dans le respect des principes universels du droit international et des intérêts respectifs des deux pays, notamment la recherche pragmatique, dans un cadre bilatéral privilégié et concerté, de l'approfondissement de la coopération.

Les deux signataires ont décidé de développer un partenariat stratégique, exemplaire et ambitieux, qui devra inclure toutes les dimensions de leur relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.
La France et les Comores déclarent leur intention de coopérer comme suit :
I. Dialogue politique

La France et les Comores décident de renforcer leurs échanges au niveau approprié sur les questions internationales et régionales et sur toutes autres questions d'intérêt commun.
Elles souhaitent ainsi trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d'un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu'elles ont, chacune, des atouts qu'elles peuvent valoriser dans le cadre d'un dialogue politique confiant et approfondi.

Dans cette perspective, il sera mis en place un « Haut Conseil Paritaire » pour mettre en œuvre et suivre les orientations définies par la présente déclaration. Il sera notamment chargé de préciser les principaux axes de coopération, de définir un calendrier et de proposer les actions concrètes participant à un développement harmonisé, au rapprochement et à la prospérité des quatre îles. Ce haut conseil paritaire tiendra sa première réunion d'ici la fin de l'année 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon les modalités à définir ultérieurement.
II. Coopération bilatérale et régionale

La France et les Comores ont développé au fil des années une coopération étroite dans de nombreux domaines.

Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux signataires élaborent conjointement un document-cadre définissant les axes et les priorités de leur coopération pour la période 2015-2020. Ce document-cadre ne sera pas exclusif d'autres formes de coopération que les deux signataires pourraient décider d'un commun accord.

Les deux signataires estiment que l'identité géographique, sociale et culturelle des quatre îles doit permettre de faciliter leur insertion régionale, sur la base de relation de confiance et d'un dialogue renouvelé.

La France et les Comores sont désireuses de développer les liens entre les populations des quatre îles à travers un rapprochement entre leurs sociétés civiles et leurs opérateurs économiques. Elles entendent notamment mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses.
III. Coopération économique

La France et les Comores entendent jouer un rôle central dans la construction d'un espace du sud-ouest de l'océan Indien, de paix et de sécurité, de droit et de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.

L'une et l'autre donneront un nouvel élan à leurs relations économiques, notamment au travers du développement de la coopération régionale. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance de leurs échanges économiques et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.

Cette relance devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l'investissement et la préservation ou la création d'emplois sur leur territoire respectif. Les opérateurs économiques, y compris les Comoriens établis en France et les Français établis aux Comores seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.

IV. Dimension humaine

Les échanges humains qui témoignent des liens naturels entre les quatre îles, historiques et étroits entre la France et les Comores, représentent une richesse incomparable pour chacune d'elles et chacun d'eux.

Dans cette perspective, la France et les Comores s'efforceront, dans le respect de leurs positions respectives, de répondre aux préoccupations exprimées en matière de circulation des personnes et des biens entre les quatre îles.

Les deux signataires estiment que la circulation des biens et des personnes contribue au rapprochement des populations et qu'une maîtrise concertée de cette circulation constitue un facteur de stabilité de l'archipel et de développement économique, social et culturel.

Afin d'éviter les drames humains qui se produisent au large des quatre îles, les deux signataires sont déterminés à prendre toutes les mesures appropriées, notamment en matière de coopération et d'opérations conjointes nécessaires à la sécurité maritime.

François HOLLANDE
Président de la République Française
ET
Ikililou DHOININE Président
de l'Union des Comores


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