Pourquoi AZALI ne serait-il pas le candidat tant recherché
de l’Organisation Internationale de la Francophonie ?
Si j’étais Conseiller du Président de l’Union des Comores, j’aurais
demandé à ce dernier d’aller parler à l’oreille de François Hollande au mois de Juillet
prochain de la candidature du Colonel. Boléro n’y a-t-il pas pensé ? Bien sûr, cela devrait être fait, avec le consentement de
l’intéressé et le lobbying nécessaire préalable à une telle démarche devrait
êtreréalisé dans les formes. Réussir un
tel exploit aurait été pour notre pays un premier pas pour entrer dans l’univers des grands.
Azali n’est-il pas le mouton à 5 pattes qui pourrait faire
concession face à l’intense remue-méninges qui a lieu en
ces moments à Paris pour succéder au Secrétaire Général Abdou Diouf. Nous
savons que les deux candidats déclarés, le Mauricien Jean Claude de l’Estrac et
le Congolais Henri Lopes ne font pas l’unanimité. Pierre Buyoya n’a pas l’aval
des canadiens et des suisses. La candidature de Sleiman, le Libanais n’a pas
non plus l’unanimité et la Canadienne Michaëlle Jean est jugée « pas assez
solide ». Aucun autre nom qui circule ne fait consensus. Et pourtant la succession du Sénégalais Abdou Diouf doit
être bouclée d’ici à la fin novembre date du sommet du Dakar. « On connait
le profil, confie un diplomate : un ancien président africain au parcours
honorable, plus jeune que le sortant. Mais l’oiseau rare, on ne l’a
pas… ». Azali peut toujours se prévaloir d’avoir instauré la
pseudo-démocratie dans laquelle nous sommes, nous comoriens. On peut toujours
lui reprocher d’avoir pris le pouvoir par les armes, certes. Mais, n’a-t-il pas
été élu en 2002 « démocratiquement » après avoir instauré la
tournante en 2001 ?
En somme, si les Présidents Ikililou et Azali pourraient
réussir un tel exploit, les Comores auraient gagné un peu en notoriété en matière
de relations internationales. Et… entre nous, ça serait un candidat en moins
aux présidentielles de 2016.
Soyons constructifs !
Saïd
Hamidou ALLAOUI
22 janvier 2014
ComoresPlus s'est entretenu avec Saïd Hamidou ALLAOUI, Président du Club de Réflexion ULEZI
(Article publié le 24 novembre sur Comores Plus)
Aujourd’hui, l’état de lieu de l’union des Comores réveille ses enfants de l’intérieur comme de l’extérieur. Un des enfants de la diaspora, Saïd Hamidou ALLAOUI, qui est aussi président du club de réflexion « ULEZI » répond aux questions de COMORESplus.
COMOREplus : Vous êtes aux manettes du club de réflexion ULEZI de cela un an et demi, pouvez-vous nous présenter le club, ses missions, ses réalisations et ses finalités ?
Saïd Hamidou ALLAOUI : ULEZI est un club de réflexion à vocation politique dont l’objectif est de réunir les différentes énergies et synergies comoriennes en vue de réfléchir et proposer des solutions adéquates pour améliorer le quotidien du peuple comorien vivant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. ULEZI se donne pour missions de participer à l’animation de la vie politique comorienne à travers un programme de développement responsable et ambitieux. Les prises de position, le recrutement et la formation des militants, la promotion des valeurs incarnées par son projet de société, l’information et la mobilisation de l’opinion publique autour de ses visions sont orientées vers le développement dans un objectif de faire des Comores un pays prospère, juste et solidaire. ULEZI érige le travail, la justice sociale, le savoir-faire, la compétence, le mérite, l’équité et l’écologie comme valeurs de base pour son programme politique de développement et de bonne gouvernance. Ulezi poursuit les objectifs suivants :
La mise en oeuvre d’une politique économique et sociale de type progressiste et libéral, dans le respect des droits légitimes des travailleurs
Réfléchir à la situation socio-politique et économique des Comores et contribuer par des propositions concrètes à son évolution, dans un esprit d’équité et de justice sociale
Réfléchir sur le rôle et la place de la diaspora pour le développement des Comores et préconiser des solutions pour y parvenir
OEuvrer à la formation des futurs cadres et dirigeants comoriens à l’esprit de bonne gouvernance et de responsabilité.
Promouvoir l’unité et l’intégrité nationale,
Promouvoir des valeurs morales et sociales d’unité, de fraternité, de paix, d’équité, de solidarité et de responsabilité au sein de la société comorienne,
Contribuer à l’édification d’un État de droit et d’une société démocratique et pluraliste.
Dans un souci de poursuivre les objectifs énoncés ci-dessus Ulezi a organisé, dans le cadre de la célébration de la fête de l'indépendance des Comores, le 06 juillet 2013 à Montbéliard un séminaire dont les thèmes portaient sur
la place de la diaspora comorienne dans la vie socio-politique du pays,
le bilan de la présidence tournante,
l’histoire politique des Comores de 1950 à 1975, et sur ce point nous avons déplacé un historien connu sous le nom de Lou Belletan.
J'ai par ailleurs donné une conférence sur la croissance économique aux Comores et la politique de l'emploi au nom du club Ulezi, le 30 septembre dernier, à la Maison de l'emploi à Moroni, capitale de notre cher pays.
Nos finalités : éveiller la conscience de nos concitoyens et oeuvrer pour le développement socio-économique des Comores CP : En quoi ULEZI se diffère des autres groupements politiques créés à l’hexagone ? SHA : Par tout ce que je viens de dire, déjà. Notre priorité c’est le développement économique et social et cela passe par l’emploi Notez que notre devise est HAZI HAKI MAYENDELEYO (Travail, Equité, Progrès). Notre cheval de bataille est de développer l'emploi et donc d'enrayer le fléau du chômage en privilégiant toutes les pistes nous menant vers la croissance économique. Nous sommes persuadés que si nous résolvons le problème du chômage, si les Comores trouvent le chemin de la croissance économique, nous pourrons mieux repartir la richesse nationale et nous lutterons efficacement contre la corruption qui sévit dans notre pays. CP: Le club ULEZI se propose d’améliorer le quotidien du comorien d’ici et d’ailleurs. Quelles solutions proposez-vous à la diaspora ? S’agit-il de la même recette que le FECOM ou des nouveaux menus sont sur la carte ? SHA : LA FECOM que je sache est une association apolitique et n'est donc pas comparable à ULEZI qui est un club de réflexion à vocation politique. S'agissant des solutions que nous proposons à la diaspora, lors du séminaire cité ci haut qui s'est tenu à Montbéliard, nous avons étudié en profondeur les atouts et les faiblesses de la diaspora afin de déterminer sa place et ses attentes dans la vie socio-politique du pays. Et de cette étude il en est ressorti que le poids de la diaspora comorienne en termes de ressources humaines, intellectuelles, professionnelles et sa contribution au développement économique du pays est considérable. Malheureusement ni elle, ni nos dirigeants ne parviennent pas à tirer profit. Ainsi afin d'identifier les atouts et les attentes de la diaspora nous avons mis en avant un certain nombre d'actions prioritaires à entreprendre telles que la création d’un organe représentatif de la diaspora devant réfléchir entre autres sur des solutions concrètes et satisfaisantes notamment concernant
les transports des biens et des personnes entre les Comores et notre pays hôte;
le droit de vote dès 2016 ;
la présence d'un ou plusieurs représentants issus de la diaspora à l’assemblée nationale,
l'installation d’un consulat à Marseille ;
la mise en place des maisons des Comores dans les agglomérations françaises à forte présence comorienne, etc...
CP : Le thème de prédilection du club est l’emploi, or, l’éducation, l’apprentissage, la formation professionnelle ne font pas écho sur votre projet, pouvez-vous nous décrire la « boite à outil » pour la création d’emploi aux Comores ? SHA : Je ne peux pas vous laisser dire que ces thèmes ne font pas écho dans notre projet. Notre club prend au sérieux la question de l’éducation ; l’éducation est la clef de voûte d’une Nation. N’est-ce pas Victor Hugo qui, interpelé par ses paires au sujet de l'éducation écrivit:" ouvrez une école, vous fermerez une prison" ? Sur le point de l’éducation, d’une manière très brève, j’évoquerai les deux points suivants :
La prise en compte d'une révision globale de notre système éducatif par une nouvelle loi d'orientation et de programmation. En effet, notre système éducatif est à bout de souffle. Le premier perdant c'est le jeune comorien. Songez à la baisse du niveau des élèves, à la formation de maîtres, à la déferlante multiplication des écoles privées que je nomme épiceries scolaires, à ces jeunes laissés sur le trottoir après le bac faute d'une prise en charge ou d'un tuteur ou encore à tous ces profs aux diplômes douteux....
La création d'un CIO (centre de documentation et d'orientation) qui aura la lourde tâche d'assurer le suivi des élèves post 3ème et post bac. Ce volet nécessitera bien sûr des centres de formations dans chaque île, dans chaque région (Nord, centre, Est, Ouest) et une relance partenariale élargie aux pays amis.
S’agissant de notre « boite à outils » pour la création de l’emploi, comme je l'ai dit il y a quelques instants, mettre en avant le développement socio-économique par la recherche des solutions devant nous apporter la croissance économique et donc résoudre le problème du chômage est un tout. Le thème de l’éducation que vous évoquez là (si vous me permettez) fait partie du package, et vous allez comprendre comment, si vous me donnez le temps. En effet, la boite à outils dont vous faites allusion ici comprend des mesures structurelles et des mesures conjoncturelles. L'ensemble de ces mesures doivent être mises en place à travers une politique monétaire compétitive, une politique budgétaire ambitieuse et responsable et une politique fiscale efficace. Comment agir sur la croissance économique ? En adoptant des reformes structurelles. De ce fait il faut :
1 ) agir sur la demande
- réactualiser le droit de travail comorien,
- la formation (La formation continue, professionnelle et la formation par alternance (pour les jeunes) permettent d’adapter l’offre à la demande de travail
2) développer et revisiter la politique budgétaire et fiscale 3) réorienter mieux les dépenses publiques et l'investissement
a. à travers une politique des grands travaux (infrastructures routières portuaires et aéroportuaires, hôpitaux, écoles, les symboles nationaux etc..., informatisation de toutes les directions et ministères, opter pour la transition énergétique …) b. En matière de dépenses publique, (Dans ce volet, plusieurs centaines d’emploi sont prévisibles, et les fonds versés par l’Etat dans ce cadre participent à la politique de la relance économique) En somme, nous rejoignons le débat actuel dans les pays occidentaux : relance ou rigueur. Je suis conscient que c’est une politique différente de celle préconisée par le FMI et la Banque Mondiale. S'agissant des mesures conjoncturelles, brièvement, il convient de relancer la consommation pour les particuliers et l'investissement pour les entreprises et pour ce faire il faut faire tourner la planche à billets et créer la monnaie (ceci avec les limites que nous connaissons tous, notre pays n'a pas encore acquis sa souveraineté monétaire. Il va falloir se battre pour ...). Sachez que c'est cette politique qui est poursuivie par B. OBAMA. Ben Bernanke, président de la banque centrale des États-Unis arrose l’économie américaine par des billets de banque pour une politique de relance; c'est la même politique qui est appliquée par Shinzo Abé, 1er ministre japonais depuis le 26/12/2012. C'est la boite à outils que François Hollande a évoquée dernièrement lors dans une interview à la télévision française (le 14 juillet 2013) dans sa tentative d'inverser la courbe du chômage dans son pays. Je pense que je vous ai décrit ici d'une manière détaillée "la boite à outils" que ULEZI compte mettre en place si d'aventure il devait être aux manettes CP : Le transport est le parent pauvre de votre projet de société, croyez-vous que les Comores ne méritent pas mieux dans ce secteur ou votre expérience de « Massiwa air » dont vous étiez un des précurseurs fait de ce secteur votre bête noire ? SHA : Le secteur des transports aériens n'est pas ma bête noire. C'est une des principales préoccupations de ULEZI. Nous nous attelons à trouver les solutions devant être mis en place en faveur de la diaspora comorienne de France, je l'ai indiqué ci-haut. Le développement des Comores passe par son désenclavement. Ceci est possible par la mise en place, dans un premier temps, d'une ligne directe effectuée de préférence par une compagnie idéalement nationale. La révision de nos différents accords aériens s'impose. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous devons élaborer un partenariat entre le Gouvernement comorien et une compagnie aérienne "française" compétente. Ce partenariat « gagnant – gagnant » aura pour objectif à moyen ou à long termes, le transfert de compétences en échange d’une "5ème liberté" pour une durée déterminée afin d’aboutir à une solution pérenne : la création d’une compagnie aérienne nationale comorienne. Cette proposition, je l'ai formulée au Chef de l'Etat le Président Ikililou Dhoinine lors de son passage à Lyon quand il est venu à la rencontre de la diaspora comorienne de France. Par ailleurs, pour venir à Masiwa Air, ce que je viens de dire ici et maintenant était valable il y a 11 ans quand j'ai voulu avec quelques amis et compatriotes comoriens monter une compagnie aérienne de droit français, Masiwa Air. Cette "société privée française" a été montée pour la dignité des comoriens de la diaspora afin de nous éviter la bastonnade, tout le monde s'en souvient, que nous subissions à Sannah. Nous avons échoué à cause du conflit des compétences qui opposait les Présidents Azali et El-Back. Nous avons été ruinés et les compatriotes qui avaient réservé leurs places ont subi des conséquences pécuniaires. Aujourd’hui, "l'Histoire est en marche, il faut la prendre par la main pour que les choses avancent dans le bon sens". Et, aussi, à chaque instant il faut être en mesure d'inscrire quelque chose dans le marbre car comme l'a dit le Mongozi Ali Soilih "YE TAREHI NDO HAKIMU". CP : Derrière la motivation du club pour le décollage des Comores, se cache-t-il une ambition politique ? Une candidature aux couleurs d’ULEZI aux élections présidentielles de 2016 ? SHA : Comme je l'ai indiqué ci-haut Ulezi est un club de réflexion à vocation politique. ULEZI se donne pour missions de participer à l’animation de la vie politique comorienne à travers un programme de développement responsable et ambitieux. Les couleurs de ULEZI seront forcément représentées lors des prochaines échéances électorales de 2016. Le meilleur porteur parmi les membres de notre organisation sera candidat pour défendre devant nos compatriotes notre projet de société. CP : Pour finir, quel est votre vœu le plus cher pour l’union des Comores ? SHA : La Guinée Equatoriale a célébré le 12 octobre courant ses 45 ans d'indépendance. Marqué par de profondes mutations économiques et sociales, la Guinée Equatoriales a fait le pari du développement économique et social et veut être le phare de l'Afrique à l'Horizon 2020. Son Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo montre que, d’un pays pauvre à vocation agricole, la Guinée Equatoriale est devenue un pays dont la stabilité politique et économique ainsi que sa richesse en ressources naturelles, suscitent un intérêt croissant de la part des entreprises étrangères. Donc tout est possible. Je formule en conséquence le même vœu pour mon pays, et le club ULEZI est prêt à faire le pari du développement économique et social pour que les Comores deviennent à terme, dans les 10/15 ans à venir le phare des pays du canal de Mozambique et de l'Océan Indien, voire de l'Afrique. Je prie à Allah de faire de mon pays la nation de l'excellence environnementale, la nation de la justice sociale, un Etat démocratique à l'abri de la convoitise, l'argent facile et la corruption. Je prie à Dieu de faire des Comores un pays fort prospère, juste et solidaire suscitant un intérêt croissant aux investisseurs étrangers CP : L’équipe de COMORESplus vous remercie, monsieur le président SHA : Je vous remercie
La diaspora comorienne de France représentée par la communauté comorienne de Lyon a été reçue par le Président de l'Union des Comores, le Docteur Ikililou Dhoinine, le samedi 22 juin, une heure avant la réunion publique du Président à la rencontre de la Diaspora.
La communauté comorienne de Lyon et sa région lui a exprimé ses doléances sous formes de mémorandum d'entente. Voici le contenu :
MEMORANDUM D’ENTENTE
Entre
le Gouvernement
del’Union des Comores
et
la diaspora comorienne de France
représentée par
la communauté
comorienne de Lyon
Ce
Mémorandum d’entente est conclu entre la diaspora comorienne de France,
représentée ici par la Communauté comorienne de Lyon et le Gouvernement de
l’Union des Comores représentés par le Chef de le L’Etat et du Gouvernement de
l’Union le Président Ikililou Dhoinine.
A.Objectif :
Ce
mémorandum d’entente a pour objectif, établir une initiative de coopération
officielle entre la diaspora comorienne de France et le Gouvernement de l’Union
des Comores en vue d’améliorer les conditions de vie des comoriens de France et
canaliser les efforts de la diaspora comorienne destinés au développement de
leurs pays d’origine.
B.Déclaration de principe
Entendu
quele Président de l’Union des Comores,
le Docteur Ikililou DHOININE a manifesté son désir de venir à la rencontre de
ses administrés de la diaspora comorienne en France notamment ceux résidant en
région lyonnaise ;
Entendu
que le Président de l’Union des Comores depuis la période de sa campagne
électorale a toujours manifesté son désir d’impliquer la diaspora comorienne de
France dans le développement socio-politique et économique des Comores ;
Entendu
quele Gouvernement de l’Union des
Comores a manifesté le désir d’associer à la mise en œuvre de sa politique de
développement, les différentes Organisations Non-Gouvernementales et
associations désireuses d’y contribuer ;
Entendu quela
communauté comorienne de Lyon se propose de participer à l’application de cette
politique en apportant à l’Etat comorien une assistance dans des domaines de
compétence déterminés et dans la mesure de ses moyens techniques et
financiers ;
Entendu quele
Gouvernement de l’Union des Comores et la communauté comorienne de Lyon s’engagent
à ne ménager aucun effort pour harmoniser et rendre complémentaires leurs
actions conformément aux orientations de la politique nationale de
développement ;
Par ces motifs,les parties au présent mémorandum sont convenues de ce qui suit :
C.Engagements
Article 1
a)La diaspora
comorienne de France, s’engage à participer à la mise en œuvre des actions de
développement de base, notamment dans les domaines de l’appui et soutien aux
membres de notre diaspora en France désirant investir aux Comores, des
primo-arrivants et des comoriens de France, en général.
b)La communauté
comorienne de Lyon s’engage à servir d’interface à travers la structure
« Maison des Comores » qu’elle souhaite bâtir et en disposer afin
d’organiser la diaspora dans son ensemble et servir de
veille éducative aux fins d’une part de refléter aux yeux du payshôte, l’unité et l’intégrité des îles qui
composent notre pays à savoir Mawore, Ndzuwani, Mwali et Ngazidja et d’autre
partde dégager aux mêmes yeux du pays
hôte la dignité qui la caractérise, un pays aux valeurs démocratiques,
musulmanes et francophones.
c)La communauté
comorienne de Lyon souhaite assurer une mission consulaire en faveur des
comoriens de la région Rhône-Alpes estimés à 15 000 âmes. Elle mettra ses
locaux à disposition pour que la chancellerie comorienne à Paris puisse
garantir sa fonction de service public, en facilitant à la communauté les
formalités administratives d’état-civil.
d)La communauté
comorienne de Lyon souhaite mettre ses locaux et les infrastructures
nécessaires à disposition pour aider les ressortissants comoriens de la
diaspora à participer activement à la vie démocratique notamment à travers les
suffrages universels organisés par l’Etat comorien pour désigner d’une manière
démocratique leurs représentants et les dirigeants de leur pays.
e)Afin de tisser
des liens de proximité entre les différentes institutions de la république et
les comoriens de la région, la communauté comorienne de Lyon accepte aussi
d’héberger au sein de la « Maison des Comores » les différents
représentants des institutions comoriennes telles que l’Agence Nationale pour
la Promotion et l’Investissement (ANPI), l’Union des Chambres de Commerce, d'
Industrie et d'Agriculture (l’UCCIA), l’office de Tourisme, l’ORTC, etc…
f)La maison des
Comores hébergera aussi en son sein la chambre de commerce et d’industrie
France-Comores, présidée par le ministre comorien de l’économie et de finances,
Monsieur le Vice-président Mohamed Ali Soilih, vitrine comorienne des échanges
économiques et commerciales. Cette institution se veut être la plateforme des
investisseurs rhônalpins à destination des Comores.
Article 2
L’Union des Comores,
représentée par le Chef de l’Etat et du Gouvernement, le Président de la
République Monsieur Ikililou Dhoinine, de son côté, reste attentif sur les
points suivants. Elle est prête à engager des actions, s’agissant de
a)la
souveraineté de l’Union des Comores
Convaincus
de la nécessité absolue d'une stabilité permanente dans les quatre îles des
Comores pour parvenir à amorcer un véritable et durable développement
économique de l'Etat comorien et constatant que l'occupation de Mayotte par la
France, devient la principale base de repli des divers auteurs d'instabilité
aux Comores.
-La diaspora
comorienne de France invite le Président de l’Union des Comores de ne jamais
céder le moindre mètre-carré du territoire national composé de Mayotte,
Anjouan, Mohéli et Grande Comore, à la France ;
-La diaspora
comorienne de France invite le Président de l'Union des Comores à solliciter
l'inscription systématique de la question de Mayotte à l'ordre du jour des
prochaines assemblées générales de l'ONU et avec l'appui du comité des sept de
l'Union Africaine sur cette question d'arracher des résolutions des assemblées
générales de l'ONU des prochaines années exigeant la restitution de Mayotte à
l'ensemble comorien ;
b)des
institutions et de la vie démocratique
La diaspora comorienne de
France invite le Chef de l’Etat et du Gouvernement, le Président Ikililou
Dhoinine à signer le décret visant à mettre en application la loi portant sur
le vote des comoriens à l’étranger. La diaspora comorienne de France invite le
Chef de l’Etat à convoquer le collège électoral issu de la diaspora aux
prochaines échéances électorales notamment lors élections législatives prévues
en 2014.
En effet, la diaspora
comorienne en France se compte par centaine des milliers. Elle participe
activement à la vie économique du pays. Elle apporte une bouffée d’air à
travers les transferts de fonds, l’apport des devises, la conduite des projets
communautaires ainsi que la création d’entreprises participant ainsi à la
réduction du chômage par la création d’emploi. La diaspora comorienne à travers
ces actions revendique le droit de pouvoir participer à la vie politique en
désignant ses représentants et en se faisant élire.
c)des transports
aériens et des moyens de déplacement
-Vu les coûts
exorbitants des billets d’avion France – Comores proposés par les différentes
compagnies aériennes ;
-Vu la
pénibilité à laquelle la diaspora comorienne de France est confrontée pour se
rendre dans leur pays d’origine ;
-Vu les coûts supplémentaires
que les ressortissants comoriens d’Anjouan et de Mohéli sont amenés à ajouter
dans le prix de leurs billets d’avion France - Comores au départ de Moroni pour
se rendre dans leurs îles d’origine ;
Le Gouvernement de l’Union des Comores est invité à
instituer une commission chargée des transports aériens qui sera composée par
des comoriens résidant dans les plus grosses agglomérations françaises où la diaspora
est fortement représentée.
Cette commission aura pour missions
1.d’étudier afin
d’apporter des solutions concrètes et satisfaisantes visant à faciliter les
transports des biens et des personnes entre nos deux pays respectifs.
2.d’élaborer un
partenariat entre le Gouvernement comorien et une compagnie aérienne
‘’française’’ compétente. Ce partenariat « gagnant – gagnant » aura
pour objectif à moyen ou à long termes, le transfert de compétences en échange
d’une ‘’5ème liberté’’ pour une durée déterminée afin d’aboutir à
une solution pérenne, la création d’une compagnie aérienne nationale comorienne.
d)des relations
bilatérales entre la France et les Comores
L’Etat comorien est invité à entamer des
négociations fructueuses en vue de faciliter la vie de ses compatriotes en
France dans différents domaines notamment faciliter l’obtention des visas
étudiants pour les bacheliers comoriens, l’allègement des conditions de
renouvellement de la carte de séjour étudiant ou encore, pour le résidant
comorien en France, pouvoir échanger son permis de conduire comorien en un
permis de conduire français lui permettant ainsi de circuler en automobile sur
le territoire français.
e)la maison des
Comores à Lyon
-Le
Gouvernement de l’Union des Comores est invité à se porter caution solidaire,
morale et financière auprès des autorités françaises (banques etpouvoirs publics) afin de permettre à la
communauté comorienne de Lyon d’acquérir un bien immobilier nommé la
« maison des Comores ». Cette structure abritera toutes les
institutions évoquées dans l’article 1, elle couvrira les services de l’Etat à
travers les différentes institutions. C’est aussi un Espace cultuel, culturel
et festif de la communauté.
-Le
Gouvernement de l’Union des Comores est invité à désigner dans les meilleurs
délais un Représentant de la communauté comorienne de Lyon pour siéger au sein
du commissariat des comoriens à l’Etranger. Il aura pour mission d’une part, de
défendre les intérêts de la communauté comorienne de Lyon au sein du
Gouvernement, d’autre part, il est le porte-parole du Gouvernement comorien
auprès de ses administrés de la région Rhône-Alpes.
D.Tutelle, entrée en vigueur, durée et dénonciation
Article 3
Le commissariat chargé des
comoriens de l’Etranger pourra assurer la tutelle de la diaspora comorienne de
France pour harmoniser les actions de celles-ci avec les objectifs et les
engagements du Gouvernement de l’Union. Ce commissariat veillera à la mise en
application des différents engagements du Gouvernement stipulés dans le présent
document.
S’agissant de la communauté
comorienne de Lyon le commissariat chargé des comoriens de l’Etranger est
invité à travailler en étroite collaboration avec le Directeur de la Maison des
Comores. Celui-ci assure la coordination des actions et le suivi des programmes
de développement, d’appui et de formation. Il exécute aussi les opérations
financières.
La communauté comorienne de
Lyon s’engage à rechercher les moyens financiers nécessaires à la réalisation
des projets évoqués ci-dessus. Le soutien de l’Etat comorien notamment en
matière de caution financière devant servir d’apport à l’acquisition du bien
immobilier est fortement sollicité.
Le présent mémorandum
d’entente engage les deux parties pour une période à durée indéterminée et
quelque soit le régime en place aux Comores. Cependant, l’Etat comorien peut
immédiatement et unilatéralement mettre fin à l’exécution de ses engagements
lorsqu’il juge qu’à travers cette collaboration la sécurité nationale ou celle
de ses ressortissants est menacée. Aussi, lorsqu’il juge que l’action de
la diaspora comorienne de France n’est plus conforme aux orientations de la
politique de développement des Comores.
Le vendredi 21 juin, le président de l'Union des Comores, Monsieur Ikililou Dhoinine a été reçu à l'Élysée par son homologue le Président français François Hollande. Ci-après la déclaration signée par les deux parties à l'issue de la rencontre.
Bonne lecture.
Déclaration de Paris sur
l'Amitié et la Coopération entre la France et les Comores
Paris, 21 juin 2013
Déterminées à
promouvoir l'amitié des peuples dans le respect de la Charte des Nations Unies,
la France et les Comores, qui partagent une longue histoire, souhaitent ouvrir
un nouveau chapitre de leurs relations.
Un différend, apparu depuis l'accession des Comores à la souveraineté en vertu
des principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes
internationales relatives à l'accession à l'indépendance des anciennes
colonies, a affecté les relations historiques entre les deux pays.
La France et les Comores considèrent que le moment est maintenant venu de
refonder les liens historiques et étroits qui les unissent et de donner une
nouvelle impulsion aux relations bilatérales afin de répondre aux aspirations
des deux peuples.
Les deux
signataires doivent pour cela, intégrer le passé dans une dynamique
constructive pour rechercher ensemble, avec lucidité et objectivité, une voie
originale permettant de construire une relation rénovée tournée vers l'avenir.
Cette volonté commune s'inscrit dans le respect des principes universels du
droit international et des intérêts respectifs des deux pays, notamment la
recherche pragmatique, dans un cadre bilatéral privilégié et concerté, de
l'approfondissement de la coopération.
Les deux signataires ont décidé de développer un partenariat stratégique,
exemplaire et ambitieux, qui devra inclure toutes les dimensions de leur
relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.
La France et les Comores déclarent leur intention de coopérer
comme suit :
I. Dialogue
politique
La France et les Comores décident de renforcer leurs échanges au niveau
approprié sur les questions internationales et régionales et sur toutes autres
questions d'intérêt commun.
Elles souhaitent ainsi trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d'un
monde en profonde mutation. Elles considèrent qu'elles ont, chacune, des atouts
qu'elles peuvent valoriser dans le cadre d'un dialogue politique confiant et
approfondi.
Dans cette perspective, il sera mis en place un « Haut Conseil Paritaire » pour
mettre en œuvre et suivre les orientations définies par la présente
déclaration. Il sera notamment chargé de préciser les principaux axes de
coopération, de définir un calendrier et de proposer les actions concrètes
participant à un développement harmonisé, au rapprochement et à la prospérité
des quatre îles. Ce haut conseil paritaire tiendra sa première réunion d'ici la
fin de l'année 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon les
modalités à définir ultérieurement.
II.
Coopération bilatérale et régionale
La France et les Comores ont développé au fil des années une coopération
étroite dans de nombreux domaines.
Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux
signataires élaborent conjointement un document-cadre définissant les axes et
les priorités de leur coopération pour la période 2015-2020. Ce document-cadre
ne sera pas exclusif d'autres formes de coopération que les deux signataires
pourraient décider d'un commun accord.
Les deux signataires estiment que l'identité géographique, sociale et
culturelle des quatre îles doit permettre de faciliter leur insertion
régionale, sur la base de relation de confiance et d'un dialogue renouvelé.
La France et les Comores sont désireuses de développer les liens entre les
populations des quatre îles à travers un rapprochement entre leurs sociétés
civiles et leurs opérateurs économiques. Elles entendent notamment mettre en
place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives
permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses.
III.
Coopération économique
La France et les Comores entendent jouer un rôle central dans la construction
d'un espace du sud-ouest de l'océan Indien, de paix et de sécurité, de droit et
de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
L'une et l'autre donneront un nouvel élan à leurs relations économiques, notamment
au travers du développement de la coopération régionale. Dans ce but, elles
entendent favoriser une relance de leurs échanges économiques et encourager le
développement des investissements entre leurs entreprises.
Cette relance devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le
développement de l'investissement et la préservation ou la création d'emplois
sur leur territoire respectif. Les opérateurs économiques, y compris les
Comoriens établis en France et les Français établis aux Comores seront
étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.
IV.
Dimension humaine
Les échanges humains qui témoignent des liens naturels entre les quatre îles,
historiques et étroits entre la France et les Comores, représentent une
richesse incomparable pour chacune d'elles et chacun d'eux.
Dans cette perspective, la France et les Comores s'efforceront, dans le respect
de leurs positions respectives, de répondre aux préoccupations exprimées en
matière de circulation des personnes et des biens entre les quatre îles.
Les deux signataires estiment que la circulation des biens et des personnes
contribue au rapprochement des populations et qu'une maîtrise concertée de
cette circulation constitue un facteur de stabilité de l'archipel et de développement
économique, social et culturel.
Afin d'éviter les drames humains qui se produisent au large des quatre îles,
les deux signataires sont déterminés à prendre toutes les mesures appropriées,
notamment en matière de coopération et d'opérations conjointes nécessaires à la
sécurité maritime.
François HOLLANDE
Président de la République Française
ET
Ikililou DHOININE Président
de l'Union des Comores
A
Madagascar, la candidature d’Andry Rajoelina divise la classe politique Elle
perturbe la sortie de crise de la Grande île. Si lui ou Mme Lalao Ravalomanana
(la femme de Marc Ravalomanana) ou encore Didier Ratsiraka devait être élu à la
prochaine élection présidentielle prévue pour le 24 juillet prochain, il mettra
Madagascar à dos des institutions internationales.
En effet, à l’instar de
la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’Union Africaine requiert
une « action de sauvetage du
processus électoral » à Madagascar. Elle rappelle l'un des principes
contenus dans la Charte de la démocratie : « toute personne ayant
contribué à un changement anticonstitutionnel de gouvernement ne peut
participer aux élections ». L’union européenne a, elle aussi exprimé,
« sa préoccupation ».
Le
conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA estime en effet très regrettable
qu’Andry Rajoelina n’ait pas honoré son engagement solennel à ne pas se présenter
à l’élection présidentielle car il s’expose à toutes les sanctions.Il feint d’ignorer les dispositions de l’article 25
(4) de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance
et « le paragraphe 6 (i) de la décision Assembly/AU/Dec.269(XIV) Rev.1
adoptée par la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’Union tenue à
Addis Abéba, du 31 janvier au 2 février 2010, qui stipulent que les auteurs
d’un changement anticonstitutionnel de Gouvernement ne peuvent pas participer
aux élections organisées pour la restauration de l’ordre constitutionnel. Ils
ne doivent pas, non plus occuper des postes de responsabilité dans les institutions
politiques de leur État.
La
Cour électorale spéciale (CES) qui a validé la candidature d’Andry Rajoelina et
des deux autres personnalités – en l’occurrence Lalao Ravalomanana et Didier
Ratsiraka – est elle aussi pointée du doigt, pour ne pas dire condamnée par le
CPS de l’UA. Le Conseil est persuadé que la CES a pris une mauvaise décision en
validant des candidatures illégitimes.Pire, il
estime que « cette décision viole le droit interne de Madagascar
applicable en l’espèce ». Dans un communiqué en date du 20 mai dernier, le
porte-parole du SG de l’ONU condamne la candidature de ces trois personnalités.
Le
Secrétaire Général de l’ONU Ban ki moon
estime que la validation de ces candidatures par la Cour électorale spéciale
est une violation de l’esprit de la feuille de route. Le porte-parole du
Secrétariat des Nations unies précise que l’appui des Nations Unies au processus
électoral est conditionné par la totale adhésion de toutes les parties à la
feuille de route qui est l’unique cadre pour la restauration de l’entière
légitimité du gouvernement de Madagascar. En d’autres termes, l’ONU met en jeu
également la reconnaissance du gouvernement de transition issu de la feuille de
route en plus du fait qu’il peut suspendre lui aussi son financement du
processus.
Le Secrétaire général de la Francophonie
appelle tous les acteurs de la crise malgache à revenir sur l’application de la
Feuille de route. Il leur demande de respecter la lettre et l’esprit de leurs
engagements. Il appuie la demande de la troïka de l’Organe de la Communauté de
développement de l’Afrique australe (SADC) exprimée le 10 mai dernier pour un
retrait des candidatures de Andry Rajoelina, de l’ancien Président Didier
Ratsiraka, et de Mme Lalao Ravalomanana. Il partage également l’appel
lancé par le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine lors de sa
réunion du 16 mai 2013 pour trouver une solution à la crise.
En
tout cas, le CPS de l’UA réitère ses multiples appels aux parties malgaches à
faire preuve d’esprit de responsabilité et à prendre des mesures contre tous
ceux qui tenteraient de saper la feuille de route et d’entraver les efforts en
cours pour des élections crédibles, justes, transparentes et acceptées par
tous.
Au vu de toutes ces condamnations les malgaches peuvent-il organiser
des élections présidentielles au risque de voir tous les efforts consentis pour
sortir d’une crise politique qui ronge le pays depuis plusieurs années en une
nouvelle crise devant plonger le pays dans le K.O. ? Andry Rajoelina,
le président de la transition, semble ne pas y croire comme beaucoup que le
scrutin ne pourra pas avoir lieu le 24 juillet.
Malheureusement,
l’histoire de notre propre pays ne nous a pas été suffisamment enseignée à
l’école. Le bon sens veut cependant que l’on cherche às’en approprier à travers les bibliothèques
ambulants encore en vie actuellement ou consulter les quelques éditions qui y
font référence dans les différentes librairies si l’on veut exercer les plus
hautes fonctions de l’Etat.
Les comoriens de NGAZIDJA,
s’attendaient à l’instauration des communes au cours de cette année 2013. Ils
espéraient procéder à des élections municipales afin de désigner leurs premiers
administrateurs. C’était sans compter sur la mauvaise volonté du Gouverneur Mouigni
BARAKA. Lui, a choisi d’imposer par délégations spéciales les Maires et adjoints
aux Maires. Par la même procédure il a
décidé, par affinité politique d’installer les Hôtels des communes à des
emplacements selon ses convenances.
Procéder à des élections municipales
aurait été la solution alternative devant éviter les altercations que nous
vivons actuellement et celles qui sont en filigrane. Désigner un Maire par une
voie autre que celle des urnes, décider de l’emplacement des hôtels de villes autrement que par voie démocratique ne pouvait
qu’amener à des affrontements. Aussi, nous savons tous que notre orgueil vis-à-vis
du voisin a toujours été le point d’achoppement, motif des différentes guerres dans
l’histoire. Ces guerres fratricides ont longtemps opposé nos ancêtres, des
années durant, depuis les temps des ‘’Bedja’’.
Ainsi, l’installation de délégations
spéciales des mairies et les problèmes s’y afférents par le Gouverneur
Mouigni Baraka est une erreur politique pour ne pas dire une preuve d’incompétence.
Cela amène aujourd’hui des affrontements physiques, politiques et
économiques en Grande Comore, nous n’en avions pas besoin : depuis la mise
en place de la procédure, les communautés s’entre-tuent (Deux
jeunes hommes sont poignardés, un d’eux se trouve actuellement entre la vie et
la mort), des maisons sont incendiées d’autres détruites y compris des institutions
nationales comme les guichets de proximité de laSociété Nationale des Postes et Services
Financiers (SNPSF). Quels dommages.
Aussi,
personne ne renie les apports du programme de coopération décentralisée (PCD). Toutefois, ce projet, à travers son volet
« Développement local » n’a pas tenu compte des réalités comoriennes,
de la sociologie comorienne et surtout de notre histoire. Le volet développement
local du PCD, devait progressivement se matérialiser à travers des nouvelles
échelles administratives et politiques en intégrant les communes, les régions,
... etc. Les autorités qui ont donné cette orientation, accompagnés des experts
du PCD ont omis volontairement d’effectuer un découpage en intégrant d’abord la
plus petite entité de la commune c’est à dire le village, or sans cette petite
entité, la commune ne peut être constituée. Ils ont privilégié – peut-être à
raison – un découpage en privilégiant des groupements d’intérêts économiques et
en omettant ou en minimisant les considérations sociologiques. Doit-on rappeler
qu’avant de construire les moudiriyas, le Président Ali Soilih avait commencé à
structurer les villages à travers les comités, les « IKAWO SHA MDJI » ou le
projet « DUKA LA MDJI » etc…. Donc le village était structuré et administré. Et
cela a contribué à calmer les rivalités des uns et des autres dans nos
villages.
Il
faut prendre conscience que l’histoire de la population de notre pays estfaite des rivalités (des conflits, de
bataille de guerre fratricides) entre villes et villages, entre villages voisins
entre régions, … . Chacune de ces structures s’est toujours considérée comme
étant le centre d’intérêt par rapport à ses voisins.Octroyer une importance particulière à un
village plutôt qu’à un autre sans le consentement de tous, amènera
indiscutablement à des problèmes tôt ou tard puisque nous ne pansons jamais nos
blessures. Cela nous renvoie à la célèbre formule : TSI SWAMIHI SHA NDJA
DIWAZA. Ce qui veut dire textuellement, à la moindre occasion je me vengerai.
Comment
va-t-on asseoir pour le long terme sur le même banc, Hantsindzi – Chezani, Mdé
– Vouvouni, Tsidjé – Salimani, Hetsa – Singani, aujourd’hui Mdjoiezi – Singani
ou encore Sambankuni et Wellah avec Dzahani2, etc….. C’est un travail de longue
haleine qui doit être entamé. On ne peut pas apaiser ces rivalités et ces
relations difficiles par un simple décret.
C’est
la raison pour laquelle, au titre du président du Club de Réflexion ULEZI, je
propose plutôt d’instaurer des communautés de communes par la voie
démocratique, en s’inspirant des moudiriyas d’Ali Soilih. Chaque commune (ici,
je désigne le mot commune l’entité village) est autonome et gère ses propres
affaires et ces communes se rejoignent à travers une structure beaucoup grande,
qu’on désignerait la communauté des Communes.
Cette
structure gérerait les affaires du département.
Contrairement aux déclarations de François
Hollande, Président de la république Français, la courbe du chômage ne va pas
s’inverser de manière durable à la fin de l’année 2013, et il le sait. Les
français et les résidents français en situation de demandeurs d'emploi vont
devoir encore s'armer de patience.
En
effet, toute estimation confondue, quelque soit l’institution (Union
européenne, FMI, Banque mondiale, Banque de France, l’INSEE ou même le
ministère français de l’économie, etc…), aucune prévision de la croissance
n’atteint les 1,9 %, seuil au-delà duquel l’économie française pourrait
réduire de la même élasticité le taux de chômage. Le ministre de
l'Economie et des Finances Pierre Moscovici, dans ses prévisions les plus optimistes
table sur une croissance économique de +0,1% en 2013. Il prévoit une
embellie les deux années à venir : 1,2% de croissance en 2014 et 2% en 2015.
Or,
la loi d’Okun établit une relation entre le taux de croissance (PIB) et la
variation du taux de chômage. Elle stipule, qu’en France, il faut que la
croissance du PIB soit supérieure à +1,9 % pour que le chômage baisse de
manière durable. Nous sommes loin du compte. CQFD.