03 septembre 2012

Comores Telecom, un outil pour la sécurité et la souveraineté nationales

Les échanges qui alimentent le débat sur la privatisation de Comores Telecom risquent d'en faire un sujet à polémique. C'est un sujet sérieux. Il mérite notre attention à tous. Le personnel de Comores Telecom s'est longuement exprimé à travers une lettre ouverte sur la privatisation de leur entreprise, notre bien à tous. Les salariés de Comores Telecom ont manifesté leurs craintes et s'opposent à la privatisation. Je me joins à eux. Je rejoins ceux qui sont contre la privatisation de Comores Télécoms et j’en appelle à notre conscience collective. Nous devons nous rassembler avec force pour nous battre contre cette privation de notre patrimoine, seul bien national qui reste encore en état de marche, d'autant plus que les arguments que l’on nous tient pour céder cette société d’Etat sont très légers.

En effet, alors que tous les pays africains procédaient à la privatisation de leurs services de télécommunications, c’est vrai c’est le cas de Madagascar comme l’a souligné Monsieur OUBEIDI MZEE CHEI,  Djibouti s’est contenté de doter son entreprise publique d’un statut de Société Anonyme, sans procéder à la mise en vente. Djibouti Telecom, propriété de l’Etat, fait donc aujourd’hui figure d’exception dans le paysage africain, voire international. Djibouti Telecom a mis en place une stratégie originale, conforme à sa spécificité géographique et à la culture de hub développée dans les autres secteurs. Djibouti Telecom fournit aujourd’hui un câble de fibre optique qui relie maintenant Addis-Abeba et deux tiers du web éthiopien, e qui lui assure une nouvelle source de revenus. Fort de sa position stratégique sur ces autoroutes de l’information, Djibouti s’est doté d’un puissant raccordement au câble sous-marin qui relie la Grande Bretagne à l’Inde. Voila un contre exemple pour TELMA de MADAGASCAR. Le même cas s’est produit aux Seychelles. La Banque mondiale et le FMI ont souhaité faire privatiser l’enseignement. Le ministre de l’éducation nationale a tenu tête.

Aussi, si effectivement, parmi les raisons nous permettant d’atteindre le point d’achèvement en décembre, il faut privatiser Comores Telecom, alors que cette société est capable de payer plus 6 milliards FC par an de taxes et impôts à l’Etat, alors il faudrait que nos autorités aillent renégocier les conditions et voir ce que d’autres pays ont fait.

En revanche, ma plus grande inquiétude sur ce débat est ailleurs.
Comores Telecom relève de la sécurité nationale. Comment peut-on laisser à la portée de tout le monde un outil aussi stratégique, hautement stratégique, que les télécommunications dans un pays comme le notre ? Se rend-on compte que nous sommes situés dans le canal de Mozambique et nous sommes voisins de la 5ème puissance mondiale, la France sous couvert de l'île de la Réunion, en quête d'hégémonie ?  Ne nous a-t-on pas dit d'ailleurs que la France a installé en 2001 le système Essaim, les "grandes oreilles" de la France, à Mayotte ? Si l'on pense que les temps des coups d'états et du séparatisme sont révolus et qu'aucune instabilité de nature politique ne viendrait perturber notre tranquillité, en est-il de même pour l'espionnage économique ? Beït-Salam est-il doté des moyens pour protéger  les conversations du Président de la république sans passer par Comores Telecom ?
Avec les moyens technologiques dont nous disposons, beaucoup moins avancés, certes, Comores Telecom, seul outil à la disposition de l’Etat, relève de la souveraineté nationale. Nous ne pouvons pas nous priver d'une partie de notre souveraineté nationale.

Par ailleurs, l’ancien Ministre des Finances, OUBEIDI MZE CHEI, Secrétaire Permanent du CREF, en réponse à la lettre ouverte du personnel de Comores Telecom, défend la privatisation de la société d’Etat. Son argumentation - oh combien légère - s'appuie essentiellement sur la mauvaise gestion de la société. Il met en cause les orientations prises par les dirigeants de Comores Telecom tant sur le plan de la rentabilité que sur le plan technique. Sans faire allusion à l’opacité que la société connait. Mais Est-ce que cet ancien Ministre des Finances, Conseiller du Président de l’Union, Secrétaire permanent du CREF a-t-il déjà plaidé auprès des Présidents Sambi et Ikililou, pour une bonne gouvernance de Comores Telecom ? A-t-il déjà préconisé aux Chefs des Gouvernements auxquels il a appartenu le changement des instances dirigeantes de cette société ? S’il s’est tu, comme il s’est tu, ne pense-t-il pas qu’il a contribué à faire de Comores Télécom, un Etat dans l’Etat ? N’aurait il pas fallu tout simplement nommer aux instances dirigeantes de la société des personnes compétentes ?

Pour rester sur le volet de rentabilité, si l’on se tient à l’argument du personnel de Comores Telecom qui est de dire qu’en 2010, 12 milliards 595 millions FC ont été prélevés sur les Comptes de Comore Telecom, soit plus de 50% du Chiffre d’affaires (21 milliards 89 millions FC) et que la société n’a pas mis les clés sous le paillasson mais elle est arrivée à assurer son fonctionnement en 2010 en payant les salaires, les emprunts et autres  investissements, aussi farfelus soit-il, (la construction des centres commerciaux) alors nécessairement on ne doit pas changer forcément de propriétaire, on doit plutôt changer de dirigeant pour rendre cette société rentable et compétitive.

Ensuite, le discours tenu par Monsieur OUBEIDI MZE CHEI à l’égard des salariés qui seront remerciés à l’issu de cette privatisation est digne d’un Chef d’entreprise britannique ou américaine mais pas d’un homme politique, qui est encore aux responsabilités. «Quelqu'en soit les décisions, les mesures respectant les droits des travailleurs seront strictement respectés »,  écrit-il. Oui, Bien sûr ! Par cette phrase, il veut dire tout simplement que les investisseurs qui prendront possession de l’entreprise (et à qui reviendront environ le tiers des fruits de la privatisation) verseront les droits des salariés qui seront dégagés et les  renverront chez eux. En lisant cela, ça m’a fait froid au dos : Le Pouvoir en place auquel le Secrétaire permanent du CREF appartient ne se donne aucune obligation d’emploi à l’égard du peuple comorien. Enseignement : avec la mouvance, le taux de chômage restera très longtemps très haut

Enfin, alors que Mr OUBEIDI avance que le Chiffre d’Affaires de la société est en forte progression : +72% par rapport à 2006 et que la rentabilité est moindre. Est-ce que avec ce seul argument la solution est de privatiser Comores Telecom ou plutôt de changer les dirigeants de la société ? N’est ce pas le moment de prendre vos responsabilités en tant que Secrétaire permanent du CREF et Conseiller du Président de l’Union pour faire adopter d’autres orientations pour le bien de cette société et de notre pays ?

Saïd Hamidou ALLAOUI

Président du club de rélexion ULEZI
Coordinateur régional de Diascom Rhône Alpes





18 août 2012

Lettre au Haut-commissaire chargé de la Diaspora

Objet : Lettre ouverte  
                                                                  

Monsieur le Haut-commissaire,

Bientôt 100 jours depuis que vous êtes nommé à la tête du commissariat chargé de la Diaspora par le Président de la République, sur proposition du Mr Mohamed Bakri Ben Abdoulfatah Charif, Ministre des Relations extérieures. La diaspora comorienne de France en général et de Rhône Alpes en particulier est impatiente de connaître les mesures que vous allez prendre en leur faveur. Aucune action, ne serait-ce que symbolique, n'a été encore inscrite à votre actif. Doit-on attendre la fin du quinquennat pour faire la Bilan ? Non, la diaspora est impatiente.

En tant que Coordinateur régional de la Diascom Rhône alpes et aussi en tant que Secrétaire général de la Fondation des Etudiants Comoriens à l'étranger (FEC), je  vous demande de bien vouloir indiquer à vos compatriotes de l'étranger votre feuille de route. 
Que pensez vous d'aller à la rencontre des comoriens de l'étranger  pour recueillir leurs doléances spécifiques, selon leurs pays d'accueil, Que pensez vous de partir en négociation avec les différentes autorités des pays hôtes qui accueillent les étudiants comoriens éparpillés dans le monde entier pour tenter de leur obtenir les facilités d'accueil notamment en matière de visa et de renouvellement de séjour, des facilités de logement, de restaurant universitaire, de la gratuité des inscriptions dans les différentes universités ?
Je vous demande donc Monsieur le Haut-commissaire de bien vouloir préciser votre position sur ces différents points et sur d'autres sujets qui préoccupent tant la diaspora comorienne de France en particulier et tous les comoriens du monde entier en général. Que dire des droits de trafic accordés aux différents hommes d'affaires par les autorités du ministère des transports et qui viennent mettre en difficultés financières, et parfois dans une insécurité totale, vos compatriotes chaque été ?

Monsieur le Haut-commissaire, au vu de votre engagement et de votre implication à nos côtés, je m'étonne de votre silence sur le problème auquel la diaspora est confrontée toutes les années, celui du transport aérien. Je ne vous ai pas non plus entendu au sujet de Comores Aviation et des nombreux compatriotes de France qui ont perdu l'argent de leurs billets d'avion parce qu'ils ont voulu venir rendre visite leurs proches restés au pays et apporter un bol d'air à notre économie.

Dois-je vous rappeler que la diaspora comorienne que vous représentez auprès du Gouvernement de l'Union des Comores tient à son droit de vote. Je n'ai pas non plus entendu les démarches et les actions que vous auriez entreprises au sujet de l’application de la loi électorale relative au droit de vote et d’éligibilité des Comoriens de l’extérieur

Veuillez agréer, Monsieur le Haut-commissaire Chargé de la Diaspora, mes chaleureuses salutations.
                                                                                   
                                                                 Saïd Hamidou ALLAOUI
                                                                  Président du Club de réflexion ULEZI
                                                                  SG de la F.E.C

09 août 2012

DROIT DE REPONSE

 Réponse lettre ouverte au Gouvernorat Ngazidja


A

Monsieur le Coordonnateur Régional Diaspora Lyon.

 Le Secrétariat Général du Gouvernorat de Ngazidja a lu votre lettre ouverte adressée respectivement , au Président de la République, au Gouverneur de l'Ile de Ngazidja et au Maire de Moroni, concernant les ordures Ménagères des centres de matchées de la capitale fédérale.

Vous avez voulu commencer votre courrier par citer : gouverner c'est prévoir". et je souhaite vous rappeler que vouloir n'est pas synonyme de pouvoir:
Monsieur je vous explique la question des ordures ménagères dans  notre pays;

 Sur l'ensemble du territoire National , la question de la gestion des dechets est au centre des préoccupations, des autorités locales, des différentes localités, qui à travers les communes des regroupements communaux sont envus pour une solution globale des questions de ce genre.

Depuis fort longtemps on ramassait les ordures des marchés pour les déverser  sur des sites de fortunes un peu partout sur l'ile et récemment  sur l'ancien aéroport de Moroni.
Un appel d'offre a été lancé et l'entreprise de fils Mradabi faiçoil s'est vu attribué le marché de ramasser les ordures de la capitale moyennant une subvention mensuelle conséquente payée par le trésor publique de moroni.

Pour votre information ,la gestion des marchés   confié au Gouvernorat de Ngazidja par la  lois de la décentralisation  est sous la responsabilité de la mairie de Moroni.
 C'est lui qui recrute et paie les agents de ces marchés vu que la lois n'est pas mis en application.
L'élection des maires des futures communes  est attendue , pour aborder la question épineuse dont la délimitation des frontières communales.
La question des ordures qui se pose actuellement n'est pas d'ordre de collecte et transport mais non, c'est une question de traitement des ordures pour des fins agricoles mais aussi protéger l'environnement.
or ,traiter des ordures nécessite plusieurs paramètres :
Il faut étudier le nature des déchets.

La quantité des ordures par jour,/mois/année.
Étudier l'impact de l'environnement,l’hygiène et la santé des riverains.Tu sais très bien chaque village ne peut pas construire un site de traitement des dechets , encore moins  maitriser toutes les connaissances en la matière, comme la  précollecete, la collecte, le transport, le trie et la valorisation des déchets.je ne parle pas des dechets ultimes qui nécessitent des traitements spécifiques comme l'enfouissement.
L'expérience qu'a connu séléa dans le bambao a fait qu'il faut faire une étude sérieuse dans ce cas , pas d’improvisation.
Si aujourd'hui nous sommes confrontés au problème de ramassage des ordures de la capitale Fédérale, initialement envoyer des ordures dans le site actuel était une mesure provisoire qui par la durée  est devenu définitif.
Aucune étude n'a été menée, pour penser aux nombreuses habitations qui entourent l'ancien aéroport.
Je te rappelle également que la question foncière est loin d'être réglée pour que l'Ile puisse s'approprier un site sur l'ile.
Le Gouverneur avait consulté les populations de hamanvou et itsandra pour autoriser l'envoi des ordures  àn itsoudzou, mais en vain puisqu'e la population pose un certain nombre de conditions comme l’aménagement d'un site digne de nom pour éviter toutes les conséquences qui peuvent   être causées par le manque de traitement des déchets, les maladies, épidémies, la pollution de l’environnement, l'arrivée de toutes sorte d'oiseaux migrateurs qui peuvent provoquer des maladies sur notre faune et flore.
L'etat n'est pas capable de s'acheter une incinérateur comme font les pays développés.mais dans tout les cas, il faut une réflexion globale de toute la population d'accepter que les ordures qui s' empilent sur  les trottoirs des  rues de la capitale et les marchés , ne sont  pas produits  uniquement par les habitants de Moroni , comme beaucoup le croit mais c'est l'activité de toute la population de Ngazidja qui fréquente les marchés  quotidiennement.
Actuellement, seules les régions de Mitsamiouli et Mboudé qui se sont entendues et formée une Association intercommunale dénotée AI2M  a pu bénéficier un financement du PCD sur la construction d'un site de traitement des ordures.
Les travaux du site vont bon train , tous les déchets sauf les déchets ultimes seront traités et valorisés(fabrication du compost) , des gens sont déjà formés et la gestion sera confiée aux futurs mairies.
il faut alimenter le site de l'eau .C'est parmi les travaux qui restent à faire pour son   fonctionnement prévue  fin Août 2012.
Voila en gros , ce qu'il faut connaitre de cette question plutôt que de se permettre de dire des propos insensés qui ne sont pas méritoires à un ressortissant comorien qui vit dans un pays développé dont les questions de ce genre sont supposés maitrisées par ses concitoyens.
je vous souhaite fair partit de l'équipe du gouvernorat  sur le prochain mandat, pour  apporter du sang neuf pour le développement de notre Ile Ile.
Le Gouverneur est parti faire son petit pèlerinage  et il sera de retour dans les prochains jours s'il plait  à dieu.

le SG du Gouvernorat Ngazidja.
Mr Ali mohamed chissi.

 

08 août 2012

Lettre ouverte au Président de l'Union des Comores (les ordures ménagères à Moroni)

Objet : Lettre ouverte                                  

à

Mr Ikililou Dhoinine, Président de l'Union des Comores,   

Mr Mouigni Baraka Saïd Soilih, Gouverneur de l'île de Ngazidja, 

Mr Mahamoud Fakridine, Maire de la ville de Moroni,



Monsieur le Président de l'Union,
Messieurs,

"Gouverner c'est prévoir" disait Emile Girardin

Par protocole d'accord signé entre votre gouvernement, le gouvernorat de Ngazidja et la mairie de Moroni, vous avez fermé définitivement la décharge d'Itsambouni sans vous assurer qu'un site de substitution était déjà opérationnel.
Par cet acte, les ordures ménagères ne sont pas ramassées et jonchent les rues et les marchés de notre capitale.
Par cet acte, vous mettez en danger la santé de vos concitoyens particulièrement ce mois sacré de ramadan où l'organisme est très sensible aux attaques microbiennes et où notre capitale Moroni est sur fréquentée.
Après le risque épidémique dû aux intempéries d'avril dernier, le comorien est confronté à un autre risque d'épidémie dû, cette fois-ci, à l'incompétence de ses gouvernants.

Comment avez-vous pu fermer la décharge d'Itsambouni sans vous assurer que le site d'Itsoundzou (ou un autre d'ailleurs) était fin prêt pour accueillir les ordures ménagères ?

Comment se fait-il qu'une telle situation de crise ne constitue pas en soi un motif  pour former une cellule de crise, afin de résoudre rapidement et définitivement le problème des ordures ménagères de la capitale et des autres grandes villes de notre pays ?

Est-il normal, Monsieur le Président - Docteur Ikililou Dhoinine, que pendant que les citoyens sont en train de courir le risque d'attraper des maladies en faisant leurs courses du mois de Ramadan, les hauts dignitaires de l'Etat passent leurs temps dans les lieux de prêches au lieu de se préoccuper du bien-être de leurs administrés ?

Monsieur le Président, vous avez le devoir de protéger votre pays et par la même occasion vos concitoyens. Je vous demande donc de bien vouloir prendre vos responsabilités. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de l'Union des Comores, Monsieur le Gouverneur, Monsieur le Maire de la ville de Moroni,  l’expression de mon plus profond respect.

Saïd Hamidou ALLAOUI     
Président du club de réflexion ULEZI
SG de la FEC        

                                                             

                                                                                              

21 novembre 2011

Point de conjoncture économique en Rhône-Alpes (France) au 2ème trimestre 2011

En région Rhône Alpes, l’activité économique du 1er trimestre 2012 n’atteindra pas les performances observées au cours du 1er trimestre 2011. L’emploi continuera à se dégrader. Même si aucun secteur n’anticipe de ralentissement notable pour les mois à venir, nos prévisions apparaissent réservées. Cette prudence se justifie par une politique d’austérité qui sera adoptée dans tous les pays occidentaux.


La crise de la dette grecque a fortement impacté le comportement de l’ensemble des économies avancées en général et les pays de l’Union européenne en particulier.
Les Etats-Unis ont perdu leur triple A. L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a décidé de dégrader la note attribuée à la dette souveraine des Etats-Unis. Cette dégradation de « AAA » à « AA+ » est assortie d'une perspective négative, ce qui signifie que S&P pourrait à nouveau dégrader la note des Etats-Unis dans les 12 à 18 mois.


En Europe, l’Italie est sous la surveillance du Fonds Monétaire International (FMI). La Banque centrale européenne et l'Union Européenne vont soutenir le FMI dans la mise en œuvre des réformes promises par Rome pour réduire le déficit et réformer l'économie. Les montants des dettes du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne mais aussi de l’Italie sont aussi inquiétants. Le PIB dans la zone euro est proche de la stagnation (+0,2 %).  L’Allemagne est à la peine (+0,1%), et la France affiche une croissance nulle au 2nd trimestre 2011


Cette perspective négative exercée sur les Etats-Unis plane aussi sur la France. Elle aussi craint de perdre son triple A. Dans un communiqué publié mi-octobre l'agence de notation Moody's Investors Service revient à la charge sur le triple A de la France. L'agence envisage désormais de réviser sa position sur la perspective «stable» de la note "AAA" au cours des trois prochains mois au regard des mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire.

La France et l’Allemagne, ces deux pays locomotive des pays de la zone Euro, révisent à la baisse leurs prévisions de croissance à 1 % pour 2012. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) anticipe même sur un taux de croissance de 0,8 % pour 2012. La France adopte d’ores et déjà un budget de rigueur (un effort budgétaire de 18,6 milliards de mesures supplémentaires pour 2012 et 2013 est demandé).
Le Rhône Alpes, deuxième région de France au niveau du PIB, est en recul de 3 % pour la première fois depuis au moins 1990. Toutefois, certains indicateurs sont encore au vert. En somme, l'économie Rhônalpine profite bien d’un climat de reprise au 2ème trimestre 2011 et réconforte sa position dans un climat global morose.


Le chiffre d’affaires des entreprises rhônalpines au troisième trimestre 2011 est en augmentation par rapport au 3ème trimestre 2010.


L’investissement des entreprises rhônalpin au 3ème trimestre 2011 est positif (+4,6 %) Il est en régression par rapport au 3ème trimestre 2010 (+8,1 %). A titre de comparaison, il est de 7,8 % au niveau national au 3ème trimestre 2011. Il était de 2,7% au 3ème trimestre 2010. 



Les exportations dans le chiffre d’affaires des entreprises rhônalpines sont de -3,9 %. Ce chiffre marque un recul par rapport à la forte hausse à l’export observée au 3ème trimestre 2010. 



Le taux de chômage est moins mauvais en Rhône-Alpes
L'économie Rhônalpine profite bien d’un climat de reprise au 2ème trimestre 2011. Le taux de chômage en Rhône-Alpes s'établit à 8,1 % de la population active au deuxième trimestre 2011, alors qu’au niveau national il est de 9,1 %, en régression de 0,1 point par rapport au premier trimestre 2011. Comparé au deuxième trimestre 2010, il diminue de 0,5 point en Rhône-Alpes. C’est l’Ain qui affiche le plus faible taux de chômage dans la région (6,4 %), suivi de la Haute Savoie (6,8 %). La Loire est à égalité avec la France (9,1 %) et l’Ardèche enregistre un taux supérieur à la moyenne nationale de 9,5 %.
Département2ème Trimestre 20112ème Trimestre 2010
France9,1%9,3%
Rhône Alpes8,1%8,6%
Ain6,4%7,3%/td>
Ardèche9,5%9,7%
Drôme9,8%10,3%
Isère7,8%8,1%
Loire9,1%9,5%
Rhône8,5%8,7%
Savoie7,4%7,9%
Haute Savoie6,88,1
L’emploi salarié est bien représenté en Rhône-Alpes.
Au 2ème trimestre 2011, 1 655 400 salariés travaillent en région Rhône Alpes. L'emploi salarié privé en Rhône-Alpes continue sa progression ce deuxième trimestre 2011. Il enregistre 3 600 emplois salariés supplémentaires (soit +0,2 %) tous secteurs d’activité confondus hors intérim. Sur ces dix dernières années, il s’accroît de 35 000 personnes en région, en dépit des 93 000 emplois perdus dans l’industrie. La progression est toutefois modérée si l’on compare avec le 1er trimestre 2011 (+2,2 %). Tous les départements enregistrent une évolution positive, particulièrement l’Ain (+ 2,8 %) et la Haute Savoie (+2,5 %), fortement dégradés en 2009.

L’industrie
L’industrie au niveau régional suit la même tendance qu’au niveau national. L’industrie rhônalpine emploie 422 000 salariés. C’est une légère évolution de 0,1 % par rapport au 1er trimestre 2011 et ce sont 900 personnes de plus que le 2ème trimestre 2010. En revanche les prévisions pour le 3ème trimestre sont moins optimistes. Le niveau des carnets de commandes baisse et les stocks s’accumulent. Les effectifs resteraient stables.
Source : Insee Rhône-Alpes
La construction
Les prévisions pour le 3ème trimestre sont bonnes. Les carnets de commande se remplissent et les effectifs, en hausse au 2ème trimestre, confirmeraient cette tendance au 3ème. Selon les entrepreneurs du bâtiment, l’activité a continué de progresser au cours du 2ème trimestre et poursuivrait son amélioration au cours du 3ème trimestre particulièrement dans le second œuvre.
Source : Insee Rhône-Alpes
Le commerce
Les effectifs sont encore en hausse dans le commerce (+0,5 %). Le commerce rhônalpin emploie 304 500 salariés au second trimestre 2011. L’activité a retrouvé son niveau d’avant la crise et le dépasse de +0,3 % alors qu’au niveau national, elle a du mal à rattraper son retard. Le commerce du détail est en baisse au 2ème trimestre 2011. Les prévisions pour le 3ème trimestre ne sont pas, non plus encourageantes. Il en est de même pour le commerce de gros. L’exportation perd 1,6 % de son volume du 1er trimestre 2011.
Source : Insee Rhône-Alpes
Services marchands hors intérim
Au 2ème trimestre 2011, les effectifs dans les services marchands hors intérim continuent à augmenter et affichent 3 600 salariés de plus. C’est ½ point de plus par rapport au trimestre précédent, et c’est 3,1 % par rapport au 2ème trimestre 2010. Cette évolution confirme une tendance déjà à la hausse depuis le 3ème trimestre 2009.
Source : Insee Rhône-Alpes
Définitions et notes méthodologiques :
Le chômage au sens du BIT constitue l’indicateur de référence pour l’analyse du chômage. La notion de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est différente : certains demandeurs d’emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT, et inversement certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle emploi. Au delà des évolutions du marché du travail, différents facteurs peuvent affecter le nombre de demandeurs d’emploi : modifications du suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, comportements d’inscription des demandeurs d’emploi, etc. Equations comptables :
  • Population active = Emploi + Chômage (C’est le nombre des actifs ayant un emploi ajouté du nombre des chômeurs, à un instant t)
  • Population sans emploi = Inactifs (Retraités, étudiants, etc.) + Chômeurs
  • Taux de chômage est le rapport du nombre des chômeurs au nombre des actifs
La crise de la dette publique grecque est issue de la crainte des créanciers de la Grèce sur sa capacité à rembourser sa dette publique ainsi que de payer les intérêts de cette dette Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), l’austérité mène droit à la récession : « la multiplication des plans d’austérité tant dans la zone euro qu’au Royaume-Uni va provoquer un net ralentissement de l’activité dans la zone euro » Sources :
  • Pôle Emploi Rhône-Alpes
  •  Urssaf Rhône Alpes;
  • Insee Rhône Alpes
  • Banque de France
  •  Direccte Rhône-Alpes
  • Les Echos, L'essor, Le figaro Economie
  • OFCE – Science Politiques. www.ofce.sciences-po.fr

14 septembre 2011

"Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violence", Claude Guéant

COMMUNIQUE de la DIASCOM

A l'approche des élections présidentielles de 2012 le Président Sarkozy envoie ses lieutenants en campagne afin de garder au chaud pour le deuxième tour, les électeurs du Front National récemment abandonnés par Jean Marie Le Pen. Mais quels lieutenants ?

Un des plus proches du locataire du palais de l'Élysée, Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration en personne vient de stigmatiser au cours de l'émission "le grand Jury de RTL" du 11 septembre dernier, que les comoriens de Marseille sont à l'origine de beaucoup de violence. Au cours de la même émission, il qualifie Marseille de ville du grand banditisme. Les comoriens de Marseille en seraient l'origine de ce grand banditisme ?

La Diascom (Coordination des associations de la diaspora comorienne) s'indigne et condamne avec plus de vigueur de tels propos.

La Diascom estime que le Ministre Claude Guéant devrait présenter "des excuses publiques" après "le chaos", provoqué, à l'endroit des comoriens de France et auprès des autorités de l'Union des Comores.

Outre que les propos du ministre Guéant sont faux mais ils sont aussi incendiaires. Noter qu'un tel discours haineux a tué le jeune rappeur Ibrahim Ali, 16ans, le 21 février 1995 par des colleurs d'affiches du Front national à Marseille. Les comoriens de France ne veulent plus revivre un tel calvaire. Ils n'ont jamais réussi à cicatriser complètement les blessures de cet assassinat.

La Diascom note qu'au lendemain de la disparition en Afghanistan du jeune caporal-chef Facrou Ousseini Ali, mort pour la France, un ministre de la république, ancien secrétaire de l'Elysée pendant quatre ans et proche ami du président de la république continue à discriminer les Français en fonction de l’origine de leurs parents ou arrière parents.

La Diascom s'étonne que le ministre de la République arrive à identifier les auteurs de "beaucoup de violences à Marseille" et demande avec insistance qu'il indique avec quel instrument de mesure, avec quels indicateurs il s'est servi pour avancer des telles affirmations ?

La Diascom défie le ministre en affirmant que le nombre de délits et crimes qui serait commis par des comoriens à Marseille ne pourrait dépasser 3% de l'ensemble des délits constatés à Marseille. Cela reste minime comparé à la forte communauté présente dans la cité phocéenne. Si les comoriens auxquels Claude Guéant fait allusion sont des jeunes, la Diascom réaffirme que ceux là sont des français à part entière. Ils subissent les mêmes conditions difficiles de scolarisation et de vie que tous les jeunes banlieusards de France du fait de la politique d'exclusion du président des riches.

Les comoriens de France ont beaucoup de respect et d'admiration pour la France. La communauté comorienne de France est connue comme étant une communauté pacifique et sociable. Beaucoup d’élus locaux d’ailleurs, toutes tendances politiques confondues, peuvent d’ailleurs le témoigner.

Par conséquent, la Diascom condamne avec beaucoup de fermeté les propos du ministre Claude Guéant et appelle les français d'origine comorienne à tirer les conséquences qui s’imposent.

 
Fait à Lyon, le 13 septembre 2011


Saïd Hamidou ALLAOUI

Coordinateur régional Diascom
Coordination de Rhône Alpes

13 septembre 2011

Lettre ouverte au Ministre français de l'intérieur, Mr Claude GUEANT

Bonjour,


Veuillez trouvez ci-après une lettre ouverte de  Dini Nassur adressée au Ministre de l'intérieur, Monsieur Claude Guéant en réaction au propostenu sur la communauté comorienne de Marseille.

Bonne lecture.


Monsieur le Ministre,

Vous venez d’affirmer lors de votre dernier passage au grand jury, RTL‐LCI‐le Figaro, que les Comoriens sont à l’origine de beaucoup de violence à Marseille. Permettez‐moi, Monsieur le Ministre, de vous exprimer ma profonde indignation sur votre attitude qui s’inscrit parfaitement dans la ligne de votre politique d’exclusion et de rejet dont vous ne ménagez aucun effort pour sa mise en oeuvre.

Ce n’est pas seulement parce que vous avez iniquement stigmatisé les Français et les immigrés d’origine
comorienne que je m’insurge ; d’autres communautés subissent votre dévolu sur tout ce qui vous semble
différent. C’est malheureusement du fait que votre délit nous rappelle des tragédies encore récentes qui laissent des plaies béantes dans l’histoire immédiate. Je pense à votre maître à penser dont vous
apparaissez de plus en plus en adepte de ses méthodes les plus qu’abjectes, quand il a accusé à tort la communauté juive en Allemagne d’être à la source de la crise économique et de l’insécurité pour appeler ensuite à faire d’eux ce que certains de vos laudateurs aimeraient reproduire en France.

Je voudrais, Monsieur le Ministre, vous demander un peu de retenue dans votre guerre contre « ceux qui font que les français ne se reconnaissent pas chez eux » car si vous continuez à planifier l’expression de votre haine envers les autres, vous finirez bien par vous mettre en porte à faux avec l’une des missions historiques de tout gouvernement digne d’un peuple aussi valeureux que le peuple français : la mission régalienne de se porter garant de la cohésion de la population, de sa paix sociale et de sa sécurité. Votre xénophobie augure des tristes challenges dont la France comme tous les pays épris de paix et de liberté ne voudrait plus revivre.

Monsieur le Ministre, il nous semble que vous avez choisi de mettre en exergue votre vision de l’histoire en vous engageant dans une croisade contre l’immigration et les français ayant d’autres origines que les vôtres. C’est votre choix même s’il ne mérite pas ce sentiment qu’on appelle respect, vous êtes nombreux à l’avoir fait. Mais de grâce, ayez le courage de retrouver votre place dans les groupements politiques qui assument l’idéologie et les pratiques de la discrimination vous y serez un très bon capitaine. Mais le gouvernement français ne peut en aucune circonstance demeurer le cheval de bataille des extrémistes de votre rang.

Monsieur le Ministre, le silence de votre gouvernement comme le refus de votre famille politique de vous rappeler à l’ordre vous incite à vous magnifier à votre façon mais sachez que l’histoire retiendra surtout votre nom dans la tristement célèbre liste des artisans de la haine. Tous vos condisciples prédisaient rendre service à leur pays en voulant le débarrasser « des parasites venues manger leur pain et boire leur résurgence sociale ». Mais force est de constater que ces héros des ténèbres finissent plutôt dans les poubelles de l’histoire où ils sont jetés par leur propre peuple.

Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de porter à votre haute connaissance, que la communauté
comorienne de Marseille reste sereine dans sa culture pacifique d’intégration et dans sa croyance de vivre ensemble. Votre agression caractérisée, n’altère en rien sa capacité de tolérance et sa volonté de contribuer autant qu’elle peut à la cohésion de la cité qui est la sienne.

Monsieur le Ministre, je vous prie d’agréer l’expression de ma grande indignation et vous souhaite un bon
rétablissement de votre état humanitaire.
Le 12 septembre 2011

Dini NASSUR
Président du Club Comores‐France

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